Côte d'Ivoire : quelles sont les perspectives de la sécurisation en 2012?

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Le siège de l'ONUCI à Abidjan, lors d'une visite du Secrétaire général en 2011 (UN Photo/Eskinder Debebe)

Une réunion tripartite a eu lieu mardi à Abidjan pour discuter des perspectives de sécurité en Côte d'Ivoire en 2012.

Elle rassemblait les représentants des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), de l'Opération Licorne des forces armées françaises et des forces de l'Opération des Nations Unies dans ce pays (ONUCI).

Pour le général Talla Niang, commandant adjoint des forces de l'ONUCI, des perspectives se dessinent en matière de coopération dans la formation de la police et de la gendarmerie avec le soutien de l'ONUCI et de la force Licorne.

L’année 2011 qui s’ est achevée aura été marquée en Côte d’Ivoire par la grave crise postélectorale qui a secoué le pays cinq mois durant, avec son cortège de pillages, de tueries et d’exactions diverses.

Plus de 3 000 personnes vivant sur le territoire ivoirien ont perdu la vie dans le conflit, et plus d’un million d’autres ont été contraintes au déplacement.

Le point culminant des péripéties a été l’arrestation le 11 avril de l’ancien président Laurent Gbagbo après une rude bataille qui a opposé les forces de celui-ci aux combattants pro-Ouattara appuyés par les Casques bleus et la force française Licorne à qui l’ONU avait donné mandat de détruire les armes lourdes utilisées par les forces pro-Gbagbo “contre les populations civiles”.

Cette arrestation a permis l’accession au pouvoir d’Alassane Ouattara qui avait été déclaré vainqueur aux élections présidentielles par la Commission électorale indépendante (CEI), soutenue par l’ONU, mais qui avait buté contre l’intransigeance de Laurent Gbagbo, déclaré vainqueur du scrutin par le Conseil constitutionnel.

Les élections législatives qui constituent le dernier jalon politique de l’année 2011 ont connu elles aussi leur lot de violences avec plusieurs morts enregistrées durant la campagne électorale dans plusieurs régions du pays dont l’Ouest et le Sud.

Les nouvelles autorités ivoiriennes tentent ainsi de fermer la parenthèse des violences qui ont précédé et suivi le conflit postélectoral. La population perçoit 2012 comme une année de l'espoir pour le retour à la sécurité sur le terrain.

(Extrait sonore : Général Talla Niang, commandant adjoint des forces de l'ONUCI; propos recueillis par ONUCI FM)

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12/12/2017
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