Conseil de sécurité : sans l'État de droit la paix n'est pas possible

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Le Secrétaire général de l'ONU au Conseil de sécurité

La journée de jeudi au Conseil de sécurité de l'ONU a été placée sous le signe de la justice et de l'État de droit. Elle a souligné entre autres l’importance ainsi que les facteurs indispensables à une coexistence pacifique et à la prévention des conflits armés. Après un long débat au Conseil son Président M. Baso Sangqu, de l'Afrique du Sud, a précisé que les 15 attendaient avec intérêt les résultats de la réunion de haut niveau sur l'état de droit aux niveaux national et international. Celle-ci se tiendra le 24 septembre 2012, à la prochaine session de l'Assemblée générale.

De fait, l'ONU travaille à promouvoir l'état de droit dans plus de 150 pays. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU a rappelé que lorsque les armes se taisent, l'ONU est souvent la première organisation sur le terrain à aider des pays divisés à consolider la paix.

Gérard Araud, l'ambassadeur de la France à l'ONU a mis l'accent sur l'investissement massif et durable du Conseil de sécurité en faveur de l'état de droit, que ce soit en République démocratique du Congo, au Soudan du Sud ou en Côte d'Ivoire.

Parmi les organes de l'ONU qui œuvrent en faveur de l'état de droit, le Conseil a aussi évoqué le rôle central de la Cour internationale de justice (CIJ). Les 42 orateurs qui ont pris la parole ont en effet marqué un soutien appuyé à la CIJ et relayé l'appel de Ban Ki-moon visant à ce que le Conseil de sécurité et les États la saisissent plus souvent.

Aussi, ils prônent une cohérence des activités menées dans les domaines de l'état de droit, de la justice, des droits de l'homme, de la politique, de la sécurité et du développement, dans le cadre d'une approche intégrée visant la paix durable.

Mais attention certains pays comme l'Inde, la Chine ou la Fédération de Russie, ne veulent pas donner carte blanche au maintien de la paix. Ce sont ces pays mêmes qui insistent toujours sur une aide sobre de L'ONU et qui tienne surtout compte de la souveraineté nationale, l'intégrité territoriale et le principe de non-ingérence.

(Mise en perspective de Maha Fayek)

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20/10/2017
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