Conférence du désarmement : l'impasse ne peut plus durer

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Des armes sont brûlées lors d'une opération de désarmement au Burundi en 2004 (UN Photo/Martine Perret)

La Conférence du désarmement, a ouvert ce matin les travaux de sa session de 2012. Kassym-Jomart Tokayev, Secrétaire général de la Conférence du désarmement et représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, a donné lecture d'un message de Ban Ki-moon. Ce dernier estime que la Conférence n'est plus à la hauteur des attentes et exhorte les membres de la Conférence à agir maintenant, alors que le monde s'attache fermement à faire avancer les objectifs de désarmement.

Ce diagnostic est partagé par le Canada qui souligne que cette impasse ne peut plus durer. Pour surmonter cette impasse, Ottawa plaide pour l'adoption d'un programme de travail prévoyant la négociation d'un traité d'interdiction de la production future de matières fissiles et des débats de fond sur les autres questions fondamentales. Selon l'Ambassadrice Elissa Golberg c'est la meilleure solution pour remettre la Conférence au travail.

Plusieurs autres délégations ont abondé dans le même que le Secrétaire général qui a rappelé qu'en 2012, l'avenir de la Conférence sera sous le feu des projecteurs comme jamais auparavant. Car selon Ban Ki-moon, si la Conférence reste dans l'impasse, l'Assemblée générale est disposée à envisager d'autres options pour faire avancer l'agenda du désarmement.

« La marée du désarmement est montante, mais la Conférence du désarmement risque pourtant d'être engloutie », a déclaré le Secrétaire général, qui a estimé qu'il fallait rendre à la Conférence un rôle central dans le renforcement de la primauté du droit dans le domaine du désarmement.

(Extrait sonore : Elissa Golberg, Ambassadrice et représentante permanente du Canada auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et de la Conférence du désarmement des Nations Unies, à Genève)

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17/10/2017
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