Chypre : un pas de plus vers un accord

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Ban Ki-moon en compagnie de Demetris Christofias (à gauche), dirigeant chypriote grec, et Derviş Eroğlu, dirigeant chypriote turc (UN Photo/Eskinder Debebe)

Les discussions sur la réunification de Chypre entre les dirigeants chypriotes grec et turc, Demetris Christofias et Derviş Eroğlu, qui ont eu lieu à Greentree dans la banlieue de New York lundi et mardi sous l'égide de l'ONU, ont été « robustes et intenses » mais les progrès ont été « limités », a noté ce mercredi le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, lors d'un point de presse au siège de l'ONU à New York.

Ces pourparlers, les cinquièmes de la sorte pour tenter d'arriver à un accord global, s'inscrivent dans les efforts de négociation qui ont repris depuis trois ans. Ils poursuivent un triple objectif : l'élection de l'exécutif, le foncier, et la citoyenneté.

Ban Ki-moon a rappelé aux leaders que ce processus était mené par les Chypriotes et relevait de leur responsabilité, en soulignant que l'ONU n'imposera pas de solutions aux deux parties prenantes.

D'après le Secrétaire général des Nations Unies les prochaines étapes dans le calendrier en vue d'un accord comprennent le huis clos cet après-midi du Conseil de sécurité avec Alexander Downer, le Conseiller spécial pour Chypre ; l'échange entre les leaders chypriotes de données foncières au cours des quinze prochaines jours ; la présentation devant le Conseil de sécurité par le Secrétaire général de son rapport sur l'état des négociations à la fin du mois de février ; enfin, si les progrès à la fin du mois de mars sont suffisants, le Secrétaire général convoquera une conférence multilatérale fin avril-début mai en vue d'aboutir sur un accord final.

Ban Ki-moon a insisté sur la nécessité de faire des avancées concrètes, en soulignant qu'à « ce stade des négociations, la poursuite des négociations même de façon intensive ne suffit pas. » J'ai exhorté les dirigeants à prendre des mesures décisives pour arriver à un accord final. L'ONU reste convaincue qu'il est dans l'intérêt de tous les Chypriotes de trouver une solution durable », a-t-il déclaré.

L'île de Chypre est divisée par les tensions entre ses communautés grecques et turques depuis 1964, et tente depuis lors de trouver une issue à cette division. Outre les Casques bleus qu'elle maintient sur place, l'ONU est impliquée dans un processus d'accord dont le but est d'établir un gouvernement fédéral à caractère international unique, dans une double-zone avec des constituants chypriotes grecs et turcs à statut égal.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

LE DERNIER JOURNAL
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17/10/2017
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