Syrie : le Conseil des droits de l'homme condamne de nouveau les violences en Syrie

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Résultats du vote sur la Syrie à la 18ème session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, Genève

Le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a condamné une nouvelle fois la poursuite des violences et des violations des droits de l'homme en Syrie. Dans le cadre de sa 18ème session extraordinaire, la troisième consacrée à la situation en Syrie, le Conseil a adopté par 37 voix pour, quatre contre (Chine, Cuba, Equateur et Russie) et six absentions, une résolution condamnant la répression instaurée par le régime syrien. Le texte recommande aussi la création d'une fonction de Rapporteur spécial sur les droits de l'homme en Syrie.

La situation dans le pays a été examinée à la lumière du rapport de la Commission internationale indépendante d’enquête créée en août par le Conseil. La Commission parvient à des conclusions accablantes, qui ont été présentées en début de semaine dans leurs grandes lignes à la presse, puis en détail, ce vendredi au Conseil, par le Président de la Commission, Paulo Sergio Pinheiro.

Paulo Sergio Pinheiro le Président de la Commission internationale indépendante d’enquête sur la Syrie a clairement montré du doigt a responsabilité de Damas dans la répression des manifestations en Syrie depuis mars dernier. Un constat accablant repris par Navi Pillay, la Haut Commissaire aux droits de l'homme qui a fait valoir que depuis neuf mois 4 000 personnes ont été tuées, notamment des enfants et des dizaines de milliers arrêtées.

Rien d'étonnant alors qu'une majorité de membres du Conseil aient voulu placer Bachar Al-Assad devant ses responsabilités comme le Représentant permanent de la Suisse, Dante Martinelli, qui a condamné avec la plus grande fermeté les violences contre la population et défendu les libertés fondamentales notamment la liberté d'expression.

De même, une dizaine d'observateurs ont pris la parole, à l'instar de la France, représentée par Jean-Baptiste Mattéi, qui s'est félicité de la tenue de la session extraordinaire et a jugé accablants les témoignages recueillis par la Commission d'enquête.

Plus nuancée, le représentant de l'Angola, Jorge Correia, tout en exprimant la préoccupation de son pays a expliqué pourquoi l'Angola s'abstiendrait lors du vote.

Enfin le Représentant permanent de la Syrie, Faysal Khabbaz Haboui, a critiqué vivement, tout comme quatre autres pays, le caractère déséquilibré du projet de résolution qui remet en cause la crédibilité du Conseil des droits de l'homme, Selon lui, le problème syrien, appartient aux Syriens et ne saurait souffrir d'aucune ingérence.

(Mise en perspective : Jérôme Longué, avec des extraits sonores des interventions de Paulo Sergio Pinheiro, Président de la Commission internationale indépendante d’enquête sur la Syrie; Dante Martinelli, Représentant permanent de la Suisse auprès de l'Office des Nations Unies à Genève; Jean-Baptiste Mattéi, Représentant permanent de la France auprès de l'Office des Nations Unies à Genève; Jorge Correia, Représentant permanent de l'Angola auprès de l'Office des Nations Unies à Genève; et Faysal Khabbaz Haboui, Représentant permanent de la République arabe syrienne auprès de l'Office des Nations Unies à Genève).

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23/10/2017
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