Sahel : 2012 sera l'année de tous les dangers, selon l'OCHA

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Villageois, Sud du Niger- Photo: Anne isabelle Leclerq, IRIN

En cette fin d'année 2011, avant que les appels humanitaires ne soient lancés, le Bureau de la Coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) constate que les demandes de contributions pour le Soudan et le Tchad ont été les mieux financées avec respectivement 63% et 56% de couverture, mais en ce qui concerne le Niger, la République centrafricaine et l'Afrique de l'Ouest, l'OCHA a du mal à recueillir la moitié des besoins en financement.

Pour l'OCHA, la situation d'autant plus inquiétante pour le Sahel que l'année à venir semble être celle de tous les dangers. Avec une forte détérioration de la situation alimentaire attendue en 2012, une aide rapide est nécessaire pour les populations déjà vulnérables face à l’insécurité alimentaire dans les mois à venir. Elisabeth Byrs, porte-parole de l'OCHA indique que, globalement, la production régionale dans la région du Sahel est en baisse de 8% par rapport à celui de l’année dernière, mais en hausse de 4% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. En outre, le retour des travailleurs migrants de Côte d’Ivoire et de la Libye a encore réduit la capacité financière des ménages à nourrir ceux qui souvent reviennent totalement démunis.

En tant que tel, plusieurs pays de la région, comme le Niger, la Côte-d’Ivoire, le Tchad, le Libéria, la République centrafricaine, le Soudan et le Soudan du Sud, se préparent à lancer leur appel à l’aide humanitaire en 2012 et le Fonds des Nations Unies d’intervention d’urgence (CERF) a alloué 6 millions de dollars à l’UNICEF, au PAM et à la FAO pour une action d’urgence sur l’insécurité alimentaire au Niger.

De son côté, l'UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, a averti que 1 025 000 enfants dans huit pays de la région du Sahel en Afrique sont confrontés à une grave malnutrition qui menace leurs vies, alors que bien d’autres auraient besoin d’une alimentation complémentaire pour éviter que leur état ne s’aggrave. Le plus grand nombre de cas recensés est au Niger, tandis que dans d'autres pays et régions la situation des enfants exige un traitement spécialisé dans les cliniques. C'est le cas notamment du Tchad, du nord du Nigeria, du nord du Cameroun, du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie et du nord du Sénégal.

 (Extrait sonore : Elisabeth Byrs, porte-parole de l'OCHA)

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15/12/2017
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