Repenser l'ONU : Ban Ki-moon veut relever les défis d'un second mandat

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Le sécretaire général des Nations Unies

5 ans de plus pour Ban Ki-moon qui se plaît devant la presse à faire éloges de 2011; une année de délivrance, celle du printemps arabe qui a transformé le paysage géopolitique. Une année où les Nations Unies ont été au premier plan appelant les dirigeants à entendre la voix de leurs peuples. Une année où les Nations Unies ont agi, de façon décisive, de concert avec la communauté internationale, quant il l'a fallu.

Les Nations Unies qui selon Ban Ki-moon ont joué un rôle essentiel dans la libération de la Libye. Les Nations Unies qui se déclarent prêtes à continuer à aider la Tunisie et l’Egypte, à leur demande.

Au chapitre des grands succès, Ban Ki-moon se félicite des avancées de son organisation qui a accueilli son 193ème État Membre – la République du Soudan du Sud et de l'accord sur le Yémen, qui ouvre la voie à la fin des combats.

Ban Ki-moon en réponse à une question de journaliste a regretté –cependant- la mort de dizaines de milliers de manifestants lors des protestations, 5000 en Syrie notamment.

Sur la question de la division des États membres sur la meilleure manière de gérer les révolutions arabes, ingérence ou non, allégeance aux idéaux de l'ONU et au principe de la responsabilité de protéger ou pas…, pour répondre à cette question complexe qui divise les États, Ban Ki-moon en appelle à la voix de la Rue. Il espère que les nouvelles générations prendront le dessus et se feront de plus en plus entendre.

Sur la Palestine et son adhésion à l'UNESCO, Ban Ki-moon s'explique sur ses récentes déclarations. À la décision des États-Unis de stopper leur contribution au Budget de l'UNESCO, il essaye de trouver des solutions subalternes de financement avec d'autres pays.

D'un peu plus loin Ban Ki-moon observe la nouvelle ouverture prometteuse au Myanmar. Il reconnaît qu'ailleurs, les événements continuent de tester la détermination des Nations Unies, notamment en Syrie. Ainsi fait-il remarquer que cela ne peut continuer.

Les défis sont aussi de taille en Afghanistan. La communauté internationale y est confrontée à l’insécurité persistante; même si la Conférence de la semaine dernière à Bonn a réaffirmé l’engagement des pays à renforcer leur partenariat jusqu’en 2024 avec ce pays.

Par ailleurs, il faut avancer avec l’aide du Quatuor sur le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. Rendre la vie de dizaines de millions de gens plus supportable en Afrique et en Somalie est -également- un défi de prime importance, selon le Secrétaire général des Nations Unies.

Enfin au chapitre des priorités, Ban Ki-moon place au premier plan l'aide au développement, la paix, la lutte contre le changement climatique, la diplomatie préventive, l'aide aux pays en transition, la santé, les femmes et les jeunes.

(Mise en perspective de Maha)

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17/10/2017
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