La Convention sur les armes biologiques passée au crible

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Retour sur les travaux de la septième Conférence d’examen de la Convention sur les armes biologiques qui se tient à Genève jusqu'au 22 décembre.

La Convention interdit la mise au point, la fabrication et le stockage des armes bactériologiques et s’inscrit, avec le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et la Convention sur les armes chimiques, dans les efforts de la communauté internationale pour lutter contre la prolifération d’armes de destruction massive.

Les États parties à la Convention examineront le fonctionnement de la Convention, les travaux intersessions menés depuis la précédente Conférence d’examen en 2006, les évolutions intervenues dans les sciences et la technologie, ainsi que les activités futures.

Le Président de la septième Conférence d’examen, l’Ambassadeur Paul van den Ijssel des Pays-Bas, a déclaré que la Convention visait à s’assurer que les sciences de la vie et les biotechnologies soient utilisées uniquement pour le bien de l’humanité. Négociée il y a 40 ans, au plus fort de la Guerre froide, la Convention constitue un texte élégant et concis de droit international qui correspond à une interdiction générale et absolue des armes biologiques et à toxines, tout en protégeant le développement des applications pacifiques de la science et des techniques biologiques. Notant que la Convention a eu à surmonter un passé difficile, le Président ajoute que, «pour la première fois en plus d’une décennie, les États parties à la Convention sont en mesure de franchir d’importantes étapes pour définir l’avenir de la Convention. Nous devrions – et nous devons – en tirer parti».

Outre un examen article par article de la Convention sur la position des États parties concernant chaque disposition et sur la possibilité d’étendre, de clarifier ou de mettre à jour les articles de la Convention, la Conférence est appelée à couvrir plusieurs questions thématiques, notamment un nouveau programme de travail intersessions pour la période 2012-2015, en se concentrant sur l’amélioration de la mise en œuvre des divers aspects de la Convention; la mise à jour des mesures de confiance par des échanges annuels d’information entre les États parties pour renforcer la transparence et soutenir la mise en œuvre effective; l’évaluation des conséquences des progrès de la science et des techniques compte tenu en particulier des progrès rapides dans de nouveaux domaines tels que la biologie synthétique; l’avenir de l’Unité d’appui, établie par la Conférence d’examen de 2006 en tant que première présence institutionnelle de la Convention; la coopération et l’assistance dans l’utilisation pacifique de la science et des techniques biologiques; le respect des dispositions et la vérification; l’universalisation de la Convention.

(Interview : Ngoc Phuong Huynh,Spécialiste des affaires politiques à l’Unité d’appui à l’application de la Convention des Nations Unies sur les armes biologiques à Genève; propos recueillis par Alpha Diallo)

Classé sous Reportages.
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15/12/2017
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