Iraq : les violences font chaque jour dix morts

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le conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité a accueilli pour la première fois ce mardi, Martin Kobler, le nouveau Représentant spécial du Secrétaire général pour l'Iraq et chef de MANUI, la mission onusienne dans ce pays.

L'ancien ambassadeur d'Allemagne à Bagdad a rendu compte des progrès accomplis par la Mission des Nations Unies en Iraq. Il constate des progrès et des améliorations, confortés par la bonne volonté et la détermination à aller de l'avant. Cependant certains défis persistent, à l'instar de la répartition des richesses, du partage du pouvoir, de l'accès aux services de base, des tensions communautaires et des impasses diplomatiques entre l'Iraq et le Koweït.

« Entre 600 et 800 incidents par mois entrainent la mort d'une dizaine d'Iraquiens par jour et beaucoup plus de blessés » a signalé le Chef de la mission avant de rendre honneur aux victimes et d'exhorter le gouvernement iraquien à protéger les victimes de ces violences et de traduire les responsables devant la justice.

Martin Kobler a souhaité mettre l'accent sur la signification, pour les Iraquiens et l'ONU, du départ des troupes américaines; la situation politique; le travail de l'ONU sur le terrain ; ainsi que l'impact de la situation régionale sur l'Iraq, notamment le rôle du Koweït.

Le nouveau Représentant spécial a surtout plaidé la cause du camp d'Ashraf, qui héberge des réfugiés iraniens. Le camp situé à 60 kilomètres au nord de Baghdad et à 120 kilomètres à l'ouest de la frontière iranienne, sert de siège à l’Organisation des moudjahiddines du peuple iranien, groupe qui cherche à renverser le régime actuel de Téhéran. Le gouvernement iraquien a prévu de fermer le camp le 31 décembre 2011, au plus tard. Or, les habitants d'Ashraf eux ne veulent aucunement rentrer en Iran, ou partir sans savoir où aller, privés, qui plus est, de la protection de casques bleus.

Selon le Chef de mission onusienne en Iraq, il est hors de question d'expulser les habitants de force; toute solution doit convenir aux deux parties et s'inscrire dans le principe de non-refoulement. Martin Kobler a donc imploré les pays d'accueillir au plus vite les réfugiés iraniens.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

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15/12/2017
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