Esclavage contemporain : les victimes ne sont pas seules

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Une jeune fille se remet de son année de captivité par l'Armée de résistance du Seigneur, en Ouganda (Photo : UNICEF)

A l'occasion de la Journée mondiale pour l'abolition de l'esclavage ce vendredi 2 décembre, Ban Ki-moon appelle tous les gouvernements, les entreprises, les ONG et les autres partenaires à lutter contre l'esclavage en faisant une contribution financière au Fonds de contributions volontaires pour la lutte contre les formes contemporaines d'esclavage.

L'esclavage n'est pas une chose du passé ; que ce soit par le mariage forcé, le travail forcé dans les mines, la servitude, le trafic des femmes ou des enfants, ou encore l'exploitation sexuelle, l'esclavage a bel et bien des formes contemporaines, d'après l'ONU.

Le Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d'esclavage, ses causes et ses conséquences, Gulnara Shahinian, signale que « malgré des progrès significatifs dans la lutte contre l'esclavage dans de nombreuses parties du monde, ces efforts semblent être insuffisants. »

« Toutefois, les victimes de l'esclavage ne sont pas seules », ajoute Gulnara Shahinian, « aujourd'hui, nous célébrons les vingt ans du Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour la lutte contre les formes contemporaines d'esclavage qui, depuis 1991, fournit une aide humanitaire, juridique et financière aux personnes dont les droits ont été violés par des formes contemporaines d'esclavage, et aide les ONG de différentes régions qui s'occupent des formes contemporaines d'esclavage.»

Au cours de ses 20 ans d'existence, le Fonds a soutenu plus de 400 projets dans 90 pays, qui ont directement aidé des milliers de victimes et victimes potentielles dans toutes les régions du monde.

D'après Virginia Murillo, Présidente du Conseil d'administration du Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour la lutte contre les formes contemporaines d'esclavage, ces projets « incluent les soins médicaux, psychologiques, l'éducation et l'aide au logement pour les femmes et les filles qui ont été vendues ou forcées de se marier; la formation professionnelle pour adultes et enfants qui ont été victimes; la création de centres de réadaptation pour les enfants qui ont vécu l'exploitation sexuelle commerciale, et des projets visant à identifier et libérer les travailleurs asservis. »

(Interview: Virginia Murillo, Présidente du Conseil d'administration du Fonds de contributions volontaires des Nations Unies sur les formes contemporaines d'esclavage ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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19/10/2017
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