Droits de l'homme : Vitaly Churkin fustige Navi Pillay

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Vitaly I. Churkin, Représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de l'ONU, qui préside le Conseil de sécurité en décembre (UN Photo Rick Bajornas)

La colère de Vitaly Churkin dans un point de presse à l'ONU. Vitaly Churkin, Ambassadeur de la Russie aux Nations Unies et Président en exercice du Conseil de sécurité pour le mois de décembre se fâche quand les choses ne sont pas faites en bonne et du forme. Ainsi il n'épargne pas à la presse un sujet de polémique, en annonçant dans une déclaration aux journalistes la tenue d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie ce lundi.

La réunion se tiendra le 12 décembre à l'occasion du passage de Navi Pillay, Haute Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, à New York. Elle devra donc rendre compte aux quinze de la situation en Syrie. Madame Pillay avait annoncé il y a quelques jours dans une conférence de presse que la Syrie était en guerre civile avant de se rétracter. Elle avait tout de même demandé au Conseil de sécurité de prendre une action rapide.

Le libellé de la réunion du lundi 12 décembre est le suivant : Questions du Moyen Orient. Et cela est la source de la polémique et de l'objection de Vitaly Churkin sur la manipulation du Conseil par certains de ses membres permanents. Ces derniers avaient voulu limiter la réunion du Conseil au seul sujet de la Syrie, alors que les droits de l'homme dans les territoires occupés et à Gaza en prennent, selon lui, un sacré coup. Il estime que ce sujet est de prime importance, vu que l'on semble se rapprocher de plus en plus d'une décision du Conseil sur la demande d'adhésion de la Palestine à l'ONU et de son obtention du statut d'État membre.

Vitaly Churkin est contre tout exercice d'une politique des deux poids, deux mesures sous sa présidence du Conseil et il l'a laissé entendre à Navi Pillay qui sous la pression se verra dans l'obligation de rendre compte au Conseil de la situation des droits de l'homme en territoire palestinien. Pèle mêle, il fustige les États membres permanents du Conseil qui tentent de glisser dans son ordre du jour des questions juridiques qui sont du ressort et de la compétence de l'Assemblée générale des Nations Unies ou du Conseil des droits de l'homme, en vue de faire avancer les agendas politiques qui seront les leurs.

(Mise en perspective de Maha Fayek)

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18/10/2017
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