Désarmement : éviter le cauchemar de la guerre biologique

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Symbole international de contamination biologique

A Genève, la septième Conférence d’examen de la Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes

bactériologiques ou à toxines et sur leur destruction a ouverte ce matin ses travaux, qui se poursuivent jusqu’au 22 décembre. Après avoir élu à sa présidence Paul van den Ijssel, des Pays Bas, la Conférence a entendu un message du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, qui a invité les participants à renforcer la coopération en vue d’éviter le cauchemar de la guerre biologique.

La Conférence a aussi entendu deux communications au nom de la communauté scientifique, de la part d'Indira Nath, spécialiste en immunologie des maladies infectieuses, et d'Esther Ng, qui suit un doctorat en génomique et génétique statistique à l’Université d’Oxford. Toutes deux ont notamment attiré l’attention sur les risques que les techniques biomédicales entraînent pour la biosécurité et sur la responsabilité, à cet égard, de la communauté scientifique internationale en matière de prévention et d’éducation.

Ouvrant son débat général, la septième Conférence d’examen de la Convention sur les armes biologiques a entendu les représentants de Cuba, au nom du Mouvement des pays non alignés, du Kazakhstan, du Bélarus, au nom de l’Organisation du Traité de sécurité collective, du Burundi, du Mozambique, de l'Allemagne, de la France, de l'Inde, du Royaume-Uni, de l'Ukraine, de la Malaisie et de la Chine.

Les délégations ont notamment souligné que l’adhésion universelle et le renforcement de la Convention apporterait une contribution significative au contrôle des armes, à la non-prolifération et au désarmement. Plusieurs ont en outre insisté sur l’importance des mesures de confiance. Certaines délégations ont aussi insisté sur la nécessité de mettre sur pied un mécanisme obligatoire chargé de vérifier le respect de l’ensemble des dispositions de la Convention par les États parties, afin de promouvoir son respect. Plusieurs orateurs ont en outre déclaré que les États parties doivent continuer à améliorer les mesures d’application nationales. Aussi longtemps que pèsera la menace d’utilisation d’agents biologiques par des terroristes, les mesures de contrôle se justifieront, a-t-il par ailleurs été souligné.

(Extrait sonore : Eric Danon, Représentant de la France)

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19/10/2017
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