Journée palestinienne à l'ONU : solidarité confirmée à l'échelon planétaire

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Camp de réfugiés de Aida dans l'ouest de Bethlehem

La journée de la Palestine à l'ONU et au sein de son Assemblée générale est vive et émaillé de prises de positions, de résolutions, de fermes déclarations et de discours passionnels et passionnés.

A toute la centaine de pays ou pour être plus précise aux 130 pays du monde entier qui reconnaissent l'État de la Palestine dans ses frontières de 1967…, à tous ceux qui ont récemment reconnu la Palestine depuis l'annonce unilatérale de la création d'un État palestinien, le Brésil en tête, les pays d'Amérique Centrale, d'Amérique Latine et les Caraïbes, aux États-Membres de l'UNESCO qui ont récemment accueilli parmi eux un nouvel État membre, la Palestine, Riyad Mansour, l'Observateur permanent de la Palestine à l'ONU a présenté ses vives remerciments en réitérant que la Palestine allait continuer à aller de l'avant, avec pour objectif l'obtention d'un siège permanent à l'ONU. Rien n'empêche cependant la poursuite des travaux du Quartet et de tous pourparlers visant à aboutir à la solution des deux États, vivant côte à côte en paix. Mais le peuple palestinien est désormais maître de son avenir et il sollicite l'aide de tous ceux qui croient aux droits fondamentaux des peuples du monde pour faire avancer sa cause. Bref le mot d'ordre de cette journée n'est autre que légitimité et la solidarité multilatérale était de mise. Les non alignés ont demandé la cessation de l'impunité à l'égard d'Israël, l'Union européenne demande l'arrêt de la colonisation, le Liban demande lui que des mesures d'urgence soient prises contre un Israël qui réfute l'idée même de tout retour des réfugiés au bercail; un Israël qui ne reconnaît plus les frontières de 67 et qui œuvre constamment à la judaïsation et l'extension des frontières de l'État hébreu. Au passage l'Islande a prononcé le plus court discours à l'AG en déclarant sa reconnaissance de l'état palestinien libre et indépendant. Cuba a pour sa part soutenu que l'État de la Palestine devait être reconnu dans ses frontières de 67 en signalant que l'approbation du Quartet, des Éats-Unis ou du Conseil de sécurité n'avait aucune valeur et encore moins le véto américain.

(Mise en perspective de Maha Fayek)

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16/10/2017
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