Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes : l'ONU fait son autocritique

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A l'occasion de la célébration de la Journée pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, la Radio des Nations Unies revient exceptionnellement, dans le cadre d'une émission spéciale enregistrée pour cause de jour férié américain, sur la récente projection au Siège de l'ONU à New York, du film « The Whistleblower (la dénonciatrice) » et du débat qui a suivi.

Un évènement organisé à l'initiative du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, pour permettre à l'ONU de faire son autocritique. La projection du film et le débat étaient ouverts au personnel de l'Organisation et aux représentants des États Membres.

« The Whistleblower », basé sur l'expérience de Kathryn Bolkovac, raconte, avec acteurs, actrices et mise en scène à l'appui, l'histoire réelle d'une policière qui faisait partie du contingent américain au sein de la mission onusienne en Bosnie-Herzégovine en 1999. Elle témoigne de la flagrante implication de certains de ses collègues dans le trafic d'êtres humains et l'exploitation sexuelle des femmes. Informée de ces pratiques, Kathryn Bolkovac décide alors de mener une enquête pour révéler au grand jour ces violations des droits humains, mais l'histoire finit mal. Elle est licenciée et l'affaire étouffée.

L'édition spéciale du Journal de la Radio des Nations Unies montre à quel point l'histoire est poignante, comment elle interpelle l'audience et ne laisse pas indifférent le personnel de l'ONU. Tour à tour de hauts responsables onusiens, des diplomates, mais aussi la réalisatrice du film Larysa Kondracky et une des protagonistes de l'histoire réagissent, parfois vivement, et témoignent.

Au final, l'événement aura permis à de nombreux participants, parmi lesquels nombre de membres du personnel de l'ONU, de tenter de se réconcilier avec l'Organisation à laquelle ils se vouent tant et qui leur est chère. Il leur aura aussi offert la possibilité de ranimer leur volonté de lutter contre l'atroce réalité mise en avant par le film.

Une conclusion qui ne satisfait pourtant pas pleinement la réalisatrice, Lisa Kondackry, qui au-delà de la simple prise de conscience aimerait voir les mentalités et les comportements changer.

(Edition spéciale réalisée par Cristina Silveiro et Frédéric Choinière avec la collaboration de Maha Fayek et de Jérôme Longué)

LE DERNIER JOURNAL
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22/11/2017
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