Corne de l'Afrique : les maladies frappent les camps de réfugiés

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Une femme fait des réserves d'eau, à Djibouti

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) signale des cas de choléra à Djibouti. Le Ministère de la santé a déclaré officiellement l'existence d'une épidémie dans le pays. Plusieurs cas ont été recensés au centre médical régional d'Obock où le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dispose d'une présence sous forme de plusieurs missions. L'agence onusienne évalue la situation en vue de fournir des kits et des médicaments aux hôpitaux.

De son côté, le HCR, par la voix de l'un de ses porte-parole à Genève, Andrej Mahecic, juge que la situation dans la Corne de l'Afrique, déjà marquée par l'insécurité est exacerbée par de fortes pluies et le risque accru de maladies transmissibles par l'eau comme le choléra.

« Les pluies et les inondations avaient affecté le transport de l'eau par camion vers certaines parties du camp, et nous craignons que certains réfugiés ne boivent de l'eau polluée dans les zones inondées », a ajoute le porte-parole de l'agence onusienne.

On compte désormais 60 cas dans les camps. Pour gérer l'épidémie, le HCR et ses partenaires ont établi des centres de traitement contre la maladie pour les cas sévères.

« Nous avons accru les doses de chlore, un produit qui tue la bactérie provoquant le choléra, pour traiter les points de distribution d'eau dans les camps. Ils sont contrôlés pour assurer des niveaux suffisants. Nous encourageons également les réfugiés à de bonnes pratiques d'hygiène, tout spécialement pour l'utilisation des latrines et le lavage des mains au savon. Chaque réfugié a reçu 250 grammes de savon lors de la toute dernière distribution alimentaire et cela continuera chaque mois dans les mois à venir », a souligné Andrej Mahecic.

Dans la zone de Dollo Ado en Ethiopie, une étude sur la nutrition dans les camps de Kobe et Hilaweyn a déterminé de hauts niveaux de malnutrition parmi les enfants de moins de cinq ans. Dans les deux camps, les réfugiés arrivés depuis la Somalie sont dans un état de santé inquiétant, avec de nombreuses familles ayant perdu des enfants en route ou après l'arrivée en Ethiopie.

(Extrait sonore : Elisabeth Byrs, porte-parole de l'OCHA)

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23/10/2017
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