Climat : volonté de pragmatisme affichée à l'ouverture de la Conférence de Durban

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Christiana Figueres (à dr.), la Secrétaire exécutive de la Convention sur le changement climatique, lors de l'ouverture de la conférence à Durban (Photo : CCNUCC/Jan Golinski)

La 17ème Conférence des parties à la Convention des Nations Unies sur le changement climatique a entamé ses travaux à Durban, en Afrique du Sud. La Conférence se réunit alors que les émissions de gaz à effet de serre atteignent des niveaux records et que les événements météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquents.

La Présidente de la Conférence, la Ministre sud-africaine des relations internationales et de la coopération, Maite Nkoana-Mashabane, a souligné la nécessité pour la Conférence de Durban de montrer au monde le pragmatisme des parties à la Convention.

« Les pays en développement veulent recevoir l'assurance que les pays développés honoreront leurs obligations en matière de réduction des émissions. Les pays développés, eux, veulent recevoir l'assurance que les pays en développement s'engageront à prendre la part qui leur revient, et que les plus grands pollueurs parmi eux assumeront leur responsabilité et réduiront leurs émissions pour le bien de tous », a déclaré la Présidente de la Conférence.

Aussi Durban doit être l'occasion de se rassurer les uns les autres afin que le processus fragile de renforcement de la confiance puisse se poursuivre. « Nous devons montrer que les parties sont prêtes à répondre à ces problèmes de façon pragmatique », a souligné Maite Nkoana-Mashabane.

Auparavant, le Président sud-africain Jacob Zuma a estimé que l'impact des changements climatiques en Afrique doit pousser tous les gouvernements à agir. Il a cité notamment les inondations inhabituelles et graves dans les zones côtières survenues récemment, en soulignant leur impact direct sur les personnes qui perdent leurs maisons, leurs emplois et leurs moyens de subsistance. Selon lui, vu l'urgence, les gouvernements doivent s'efforcer de trouver des solutions, à Durban. Le changement et les solutions sont toujours possibles, et Durban doit prendre de nombreuses mesures pour sauver le présent et l'avenir.

De son côté, Christiana Figueres la Secrétaire exécutive de la Convention sur le changement climatique, a fait valoir que les gouvernements peuvent prendre deux mesures majeures et décisives à Durban. La première concerne l'adoption d'un groupe de dispositions pour aider les pays en développement à s'adapter au changement climatique. La seconde mesure a trait à la façon dont les gouvernements devront travailler ensemble pour atteindre leur objectif commun visant à limiter l'élévation de la température mondiale à un niveau qui permettra d'éviter les pires effets du changement climatique. Cela consiste en fait à résoudre la question de l'avenir du Protocole de Kyoto.

(Extrait sonore: Maite Nkoana-Mashabane, Ministre sud-africaine des relations internationales et de la coopération)

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19/10/2017
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