Ban Ki-moon : la protection des civils dans les conflits armés est ''essentielle''

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Lors d’un débat public mercredi au Conseil de sécurité des Nations Unies sur la protection des civils dans les conflits armés, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a insisté sur la responsabilité de la communauté internationale de protéger les civils face aux horreurs de la guerre.

« Dans les conflits du monde, les femmes, les filles, les garçons et les hommes sont toujours victimes de violations flagrantes et fréquentes des droits de l’homme et du droit humanitaire », a déclaré Ban Ki-moon en citant l’homicide, le viol ou encore la mutilation comme violations récurrentes en période de conflits.

« Souvenons-nous que si les civils doivent endurer ces horreurs ce n’est pas parce qu’ils sont au mauvais endroit au mauvais moment et deviennent ce que l’on qualifie, à l’aide d’un euphémisme, de ‘dommages collatéraux’. Les civils souffrent de plus en plus souvent car ils sont délibérément pris pour cibles », a rappelé le Secrétaire général.

Ban Ki-moon a identifié cinq défis majeurs à soulever pour mieux protéger les civils dans les conflits armés. Premièrement, il faut assurer plus de respect pour les droits de l’homme et le droit humanitaire au niveau international. Le Conseil de sécurité doit agir par des condamnations fermes et si nécessaire par des menaces de sanctions ciblées, la création de commissions d’enquête ou la saisie de la Cour pénale internationale. Deuxièmement, il faut développer les contacts avec les groupes armés qui ne dépendent pas d’un Etat afin de les contraindre à respecter la loi.

 Le Secrétaire général a aussi insisté sur la nécessité d'un dispositif composé de casques bleus bien entraînés, ayant les ressources nécessaires et prêts à intervenir. Il a aussi mis l'accent sur l’accès humanitaire aux populations affectées par un conflit. Avant, de mettre en exergue le besoin d'assurer une responsabilité accrue de toutes les parties prenantes à un conflit.

« La protection est essentielle. Nous ne devons pas perdre de vue le besoin de régler les problèmes de fonds qui causent les conflits et pas seulement les symptômes. Les organisations humanitaires peuvent aider les populations à survivre. Mais ce n’est qu’en trouvant des solutions politiques que les conflits peuvent être résolus », a souligné le Secrétaire général.

Le débat sur la protection des civils dans les conflits armés a été inscrit à l'ordre du jour du Conseil par le Portugal, qui préside le Conseil ce mois-ci. La réunion-marathon présidée par le Chef de l'Etat portugais, Cavaco Silva, a permis d'entendre une trentaine d'Etats Membres, ainsi que Navi Pillay la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Catherine Bragg de la Coordination humanitaire et Philip Spoerri du Comité international de la Croix-Rouge.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

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13/12/2017
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