Angola : le sort des migrants congolais souvent victimes de viol, inquiète l'ONU

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Margot Wallström

La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour les violences sexuelles dans les conflits, Margot Wallström, a fait part vendredi 11 novembre de sa préoccupation sur la situation des migrants congolais qui font l’objet de violations graves des droits de l’homme, dont des viols, alors qu’ils sont expulsés d’Angola.

« Je demande aux autorités angolaises et congolaises de faire une enquête de toute urgence sur des incidents signalés afin de poursuivre les auteurs de ces actes », a déclaré Wallström en appelant les deux gouvernements à utiliser la Commission mixte pour traiter des questions d’expulsions et de communautés de migrants.

L’incident le plus récent a eu lieu entre le 4 et le 7 octobre dans le village de Tshiambi en Angola, situé à la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC). La Représentante spéciale a rappelé aux autorités que le communiqué publié au mois de mars par le gouvernement d’Angola et les Nations Unies demande de combattre particulièrement les actes de violence sexuelle et sexiste.

« Je rappelle que le viol peut être considéré comme un crime contre l’humanité, non moins grave que d’autres crimes, et que les coupables doivent être tenus responsables. Nous continuerons de surveiller tous les incidents de violence sexuelle présumés, où qu’ils se produisent et nous exprimons notre solidarité avec les victimes », a souligné la Représentante spéciale.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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23/10/2017
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