Somalie : protéger les ressources naturelles et les eaux territoriales

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Le Conseil de sécurité s'est réuni ce 31 octobre pour examiner le rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur la protection des ressources naturelles et des eaux territoriales de la Somalie. Les membres du Conseil ont entendu à cette occasion Tayé-Brook Zerihoun, le Sous-Secretaire général de l'ONU aux affaires politiques qui a présenté ce document de Ban Ki-moon dans lequel le Chef de l'ONU rend compte aussi des allégations faisant état d'activités de pêche illégales et de rejet illégal de déchets, notamment de substances toxiques, au large des côtes somaliennes.

Le rapport de Ban Ki-moon indique qu'à cause des problèmes de sécurité et du manque de ressources, il n'a pas été possible de mener une enquête approfondie. Ces dernières années, la piraterie au large des côtes somaliennes s'est étendue sur de grandes parties de l'océan Indien, bien au-delà de la zone de pêche de ce pays. Il semble que les actes de piraterie et les vols à main armée au large de ces côtes sont étroitement liés au crime organisé. Leurs auteurs mènent des attaques de plus en plus violentes et ont accès à des filières de financement transnationales.

« Le Gouvernement fédéral de transition doit mener des enquêtes plus poussées, en collaboration avec INTERPOL, EUROPOL et d'autres organismes de lutte contre la criminalité » écrit Ban Ki-moon dans son rapport. Si les ressources naturelles de ce pays continuent de se raréfier, cela constituera une nouvelle menace pour la stabilité politique et entravera le lancement de projets de développement dont le besoin se fait cruellement sentir » ajoute le Secrétaire général de l'ONU. « J'invite le Gouvernement fédéral de transition, oeuvrant de concert avec le Parlement fédéral de transition, à déclarer une zone économique exclusive au large des côtes somaliennes conformément à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, et comme convenu dans le plan d'action » écrit Ban Ki-moon.

L'ONU est prête à aider le Gouvernement fédéral de transition et les autorités régionales, à leur demande, à créer des zones marines protégées et à élaborer des mesures de conservation et de gestion. Les États Membres, de leur côté, doivent, selon le rapport, redoubler d'efforts pour empêcher la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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12/12/2017
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