Libération de Gilat Shalit : une parenthèse dans les relations israélo-palestiniennes, ou plus?

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En visite à Genève, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, répond aux questions des journalistes sur l'échange de prisonniers entre Israël et la Palestine (UN Photo/Jean-Marc Ferré)

Ce 18 octobre est une journée de soulagement pour le monde entier. Gilad Shalit est enfin libre, avec lui 477 palestiniens sont libérés et plus de cinq cents autres le seront bientôt.

À 16h55 heure locale, l'hélicoptère de Gilad Shalit se pose à Mitzpe Hila, petit village situé au nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban. Le jeune caporal visiblement frêle est accueilli par Benjamin Netanyahu et retombe ensuite dans les bras de son père, Noam Shalit. Le premier accueil est sobre et digne de l'infatigable famille Shalit qui s'est battue sans relâche pendant plus de cinq ans pour la libération de son fils.

Mais à l'arrivée de Gilad dans son village c'est la grande joie qui est de mise.

Yigal Palmor, porte-parole du ministère israélien des affaires étrangères estime que la libération de Gilad Shalit est un grand soulagement. Grand soulagement également pour les Nations Unies et leur Secrétaire général qui a rencontré à maintes reprises le père du caporal et a multiplié les appels depuis 2006 pour sa libération.

Par la voix de son porte parole, Ban Ki-moon s'est félicité de l'échange de prisonniers entre Israéliens et Palestiniens, qu'il a qualifié de « percée humanitaire importante », et a souhaité qu'il permette de relancer le processus de paix au Moyen-Orient.

Gilad Shalit a été libéré en échange de centaines de Palestiniens par un accord entre Israël et le Hamas, l'occasion pour Riyad Mansour, l'Observateur permanent de la Palestine à l'ONU, de partager sa joie au nom de tous les Palestiniens, Fatah et Hamas inclus.

Mais même si la joie est grandiose l'amertume est tout autant grande. Pour Riyad Mansour le conflit entre Israéliens et Palestiniens ne sera pas réglé tant qu'il y aura des prisonniers dans les prisons israéliennes. Pour Yigal Palmor, le Hamas n'a pas bougé d'un cran même pas pour reconnaître le Quartet « et même si les prisonniers libérés se sont engagés à ne plus recourir à la violence », dit-il, « ils seront surveillés de très près »… Des deux côtés il s'agirait donc d'une parenthèse ou d'un épisode à part. Dossier à suivre.

(Mise en perspective de Maha Fayek; avec des extraits sonores de Yigal Pelmor, porte parole du ministère israélien des affaires étrangères, Riyad Mansour Observateur permanent de l'autorité palestinienne auprès de l'ONU, et Martin Nesirky, porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies)

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14/12/2017
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