La santé maternelle et infantile au cœur de l'action de l'ONU

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En septembre 2010, le Secrétaire général des Nations Unies lançait une nouvelle initiative visant à améliorer la santé de toutes les femmes et de tous les enfants dans le monde, espérant sauver ainsi 16 millions de vies d'ici à 2015.

Le chef de l’ONU a rappelé qu’en lançant l’initiative l’année dernière, « nous avions la conviction qu’à notre époque, laisser mourir des femmes et des enfants ne devait pas être possible alors que nous avons les outils pour les sauver ».

« Ce jour, nous avons dit que nous tiendrons nos engagements pour améliorer la santé des femmes et des enfants. Nous avons déclaré que nous développerions un cadre travail pour garantir la transparence. Nous avons dit que nous travaillerions pour impliquer de nouveaux partenaires. Je suis heureux de vous dire aujourd’hui, qu’une année après, nous avons réussi sur ces trois fronts », a-t-il expliqué.

Ban Ki-moon s’est félicité – récemment – que plus d’enfants dépassent l’âge de cinq ans, que moins de femmes meurent à l’accouchement, et que davantage de mères atteintes du VIH/Sida bénéficient d’un traitement de prévention de la transmission du virus du Sida de la mère à l’enfant.

Plus de quatre milliards de dollars ont été octroyés par les partenaires pour vacciner quelques 250 millions d’enfants et de femmes dans les années à venir.

Le chef de l’ONU a rappelé que des projets simples peuvent sauver des vies comme, par exemple, donner des téléphones portables aux mères et aux centres de santé. Par un simple message texte, le personnel médical peut rappeler à la mère de venir prendre un traitement, a-t-il cité comme exemple.

En septembre 2010, plus de 40 milliards de dollars ont été promis par la communauté internationale pour la mise en œuvre de la Stratégie globale pour la santé maternelle et infantile. Cette stratégie doit permettre de sauver plus de 15 millions d’enfants de moins de cinq ans, dont plus de trois millions de nouveaux nés, et d’éviter que plus de 570.000 femmes meurent de complications. Dans l'interview qu'il a accordée à Jean-Pierre Amisi Ramazani, Yves Bergevin, Responsable de la santé maternelle au Fonds des Nations Unies pour la population, revient sur les engagements pris jusqu'à présent et ce qui reste à accomplir

(Interview : Yves Bergevin, Responsable de la santé maternelle au Fonds des Nations Unies pour la population ; propos recueillis par Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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18/10/2017
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