Éco-viabilité mondiale : une croissance durable pour tous

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Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon (au milieu), en compagnie de Nassir Abdulaziz Al-Nasser, Président de l'Assemblée générale (à droite), et Tarja Halonen, Présidente de la Finlande et Coprésidente du Groupe de haut niveau (à gauche) (UN Photo/Mark Garten)

Le Groupe de haut niveau sur l'éco-viabilité mondiale, établi par le Secrétaire général des nations Unies il y a environ un an, a tenu un dialogue aujourd'hui avec l'Assemblée générale pour présenter ses conclusions et recommandations initiales, quelques mois avant le dépôt de son rapport en janvier prochain. Ce rapport servira ensuite de contribution à la Conférence sur le développement durable à Rio de Janeiro en 2012.

Le Groupe de haut niveau est coprésidé par Tarja Halonen, Présidente de la Finlande, et Jacob Zuma, Président de l'Afrique du Sud. Fort d'une vingtaine de membres, le Groupe a pour tâche d'aider les pays à faire la transition vers une économie verte, à faibles émissions de carbone. Celle-ci doit être résiliente aux changements climatiques et aura pour objectifs l'éradication de la pauvreté et le développement durable.

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a donné le ton lors de ce dialogue avec l'Assemblée générale, en déclarant : « Nous devons apprendre à vivre de façon durable pour que cette génération et les suivantes puissent connaître la dignité et de meilleures opportunités dans leur vie ».

Il a surtout insisté sur le rôle de l'État et des institutions dans la réalisation du développement durable, surtout en ces temps de crise. « À l'échelle planétaire, les économies sont instables. Les populations expriment leur déception. La confiance envers les institutions, publiques comme privées s'effrite, avec le sentiment que les règles du jeu favorisent les intérêts en place et les élites. Dans le même temps, le thermostat mondial continue de grimper. Les phénomènes météorologiques extrêmes deviennent la norme. Les dirigeants doivent faire des choix difficiles Nous devons répondre aux besoins d'aujourd'hui tout en investissant dans les populations, la planète et la promesse du futur».

Avant de lancer les discussions, il a réitéré le besoin de faire du développement durable une réalité, dans les marchés boursiers comme dans les couloirs des gouvernements et la vie quotidienne de tous. Il restera cependant à voir si la crise économique mondiale sera un catalyseur de changement ou au contraire, si elle paralysera la marche vers le développement durable.

(Mise en perspective de Frédéric Choinière, avec un extrait sonore de Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies)

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20/10/2017
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