Berne: Ban Ki-moon invite les parlementaires à écouter les jeunes manifestants

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Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, prend la parole lors de l'ouverture de la 125ème Assemblée de l'Union interparlementaire à Berne, en Suisse (UN Photo/Jean-Marc Ferré)

La 125ème assemblée de l'Union interparlementaire (UIP) s'est ouverte dimanche 16 octobre à Berne, en Suisse. Près de 1400 délégués venus de 130 pays doivent débattre jusqu'à mercredi 19 octobre de nombreux thèmes d'actualité comme le printemps arabe, la régulation des marchés ou la gouvernance mondiale.

Parmi les invités de marque dans la capitale helvétique, le secrétaire général de l'ONU. Dans son discours, Ban Ki-moon, a invité les parlementaires du monde entier réunis dans la capitale suisse de Berne à « écouter » les jeunes manifestants qui « ont pris les rues » depuis le printemps arabe. Selon le Secrétaire général de l'ONU, « les jeunes du monde entier ont pris les rues, exigeant davantage de possibilités de participer à la vie économique et politique ». « Leur avenir est notre avenir », a martelé le Chef de l'ONU. Dans ces conditions, Ban Ki moon plaide pour plus d'écoute : « Laissez-nous les écouter, de peur que les prochaines décennies ne soient marquées par une instabilité et une aliénation qui sapent nos perspectives de paix, de sécurité et de prospérité pour tous ».

Le Secrétaire général a rappelé que la Charte des Nations Unies commence par ces mots : « Nous, les peuples ». « C'est la raison pour laquelle, où que j'aille, je cherche à rencontrer des Parlementaires. Vous représentez la voix des peuples, les aspirations des peuples, la volonté des peuples. L'année que nous venons de vivre a vu des progrès remarquables. Nous avons entendu l'appel des peuples, en Côte d'Ivoire, au Soudan du Sud, en Afrique du nord et au-delà ». Selon Ban Ki-moon, nous devons à présent faire notre possible pour aider ces nations en transition. A ses yeux, le défi le plus grand pour les quelque 7 milliards d'êtres humains de la planète n'est pas le manque de ressources, mais la perte de confiance. Il a proposé trois chemins pour rétablir cette confiance: travailler au développement durable, lutter pour la démocratie, donner la place qui leur revient aux femmes, y compris dans les parlements ainsi que les droits de l'homme et la paix. Il a ainsi estimé que le G-20 devait être ambitieux. « Il doit être imaginatif en considérant de nouveaux moyens de financer le développement et les énergies renouvelables », a soutenu le Secrétaire général de l'ONU.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo, avec un extrait sonore de Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU)

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23/10/2017
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