Banque mondiale : lever les obstacles à l'inclusion économique des femmes

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Des participantes à l'Initiative de promotion des adolescentes de la Banque mondiale, un exemple de projet qui vise l'autonomisation économique des femmes (Photo: Banque mondiale/Simone D. McCourtie)

Cette semaine Voix de femmes s'intéresse à la participation des femmes à l'économie. Selon un rapport de la Banque mondiale et de la Société financière internationale (IFC) publié récemment, des obstacles juridiques et règlementaires continuent de limiter leur pleine participation à l'économie.

Le rapport intitulé « Les femmes, l'entreprise et le droit 2012 : lever les obstacles à l'inclusion économique » souligne que 36 économies ont atténué les différences juridiques entre les hommes et les femmes. Il souligne néanmoins que 103 des 141 économies étudiées comportent toujours des différences légales fondées sur le sexe dans au moins un des six indicateurs majeurs du rapport, à savoir l'accès aux institutions, l'usage de la propriété, l'obtention d'un emploi, les incitations à travailler, la formation du crédit, et les actions en justice.

Selon l'étude, les économies où les différences légales entre hommes et femmes sont les plus nombreuses ont, en moyenne, une plus faible participation des femmes au secteur formel. Aussi, dans toutes les économies, les femmes mariées subissent davantage de différentiations légales que les femmes célibataires. Dans 23 économies, les femmes mariées ne peuvent légalement choisir leur lieu de résidence, et dans 29 économies, elles ne peuvent être légalement reconnues comme chef de famille.

Chaque région du monde comprend des économies avec des règles inégales entre les hommes et les femmes, bien que l'ampleur de ces inégalités varie beaucoup. En moyenne, les économies à revenu élevé comportent moins de différences que les économies à revenu intermédiaire et à faible revenu. Le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord comptent le plus grand nombre de différences légales entre hommes et femmes. Viennent ensuite l'Asie du Sud et l'Afrique. En Afrique, le Kenya fait figure d'exception et se distingue comme le leader mondial pour les réformes en faveur de la parité homme-femme au cours des deux dernières années. À l'échelle régionale, les avancées en matière de parité homme-femme ont été les plus nombreuses en Amérique latine et dans les Caraïbes, en Europe et en Asie centrale.

(Interview : Thibault Meilland, analyste en questions de genre à la Banque mondiale; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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15/12/2017
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