Afrique : le lourd tribut du paludisme sur l'économie

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Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU, inspecte une moustiquaire utilisée dans la lutte contre le paludisme, au Malawi en 2010 (UN-Photo/Evan Schneider)

L'Assemblée générale des Nations Unies s'est réunie ce matin pour considérer, entre autres, trois rapports du Secrétaire général concernant l'Afrique, l'un sur le NEPAD, l'autre sur les conflits, la paix et le développement durable et un troisième sur la lutte contre le paludisme.

Parmi les grands thèmes repris par les différents Etats Membres, l'industrialisation du continent, le développement de ses infrastructures et de son agriculture, l'importance des échanges commerciaux en dehors des contraintes de l'aide au développement. Les orateurs ont également insisté sur la nécessité de passer de l'exportation de matières premières à la fabrication de produits transformés tout en soulignant le besoin d'aller de l'avant dans la lutte contre la paludisme.

Concernant spécifiquement le paludisme, le Groupe des Etats africains, représenté par Macharia Kamau, Représentant permanent de la Mission du Kenya auprès des Nations Unies, a tenu à rappeler l'impact économique du paludisme sur le continent. Le paludisme infecte 170 millions d'Africains par an et réduit, ce faisant, de 2% par an la croissance de la production brute du continent.

L'Ambassadeur kenyan a aussi signalé des progrès encourageants – tel le nombre de cas enregistrés et de morts attribuées au paludisme qui ont chuté de 50%– mais aussi la volonté politique affirmée par les dirigeants africains de poursuivre la lutte pour en finir avec cette maladie une fois pour toutes et de dégager les douze milliards de dollars annuels qu'elle engendre en frais directs afin de les consacrer au développement.

(Extrait sonore: Macharia Kamau, Représentant permanent de la Mission du Kenya auprès des Nations Unies)

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23/10/2017
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