Sûreté nucléaire : la France favorable à une force d'intervention rapide

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Nicolas Sarkozy prend la parole lors de la Réunion de haut niveau sur la sûreté et la sécurié nucléaires (UN-Photo/Rick Bajornas)

Le Président de la France, Nicolas Sarkozy, a proposé ce jeudi, la création d'une force d'intervention rapide pour faire face aux crises nucléaires telles que le désastre de Fukushima au Japon. Le chef de l'État français s'exprimait lors d'une Réunion de haut niveau sur la sûreté et la sécurité nucléaires, organisée à l'initiative de Ban Ki-Moon, en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU après l'accident nucléaire de Fukushima Daiichi, survenu le 11 mars dernier.

Nicolas Sarkozy a fait valoir que quand il y a un accident nucléaire, les frontières ne peuvent pas le contenir. Il a estimé que la force d'intervention rapide qu'il propose, ne met pas en cause la souveraineté nationale des pays. Le Président français a également plaidé pour que tout pays souhaitant utiliser l'énergie nucléaire civile se dote d'un organe de surveillance indépendant et accepte des inspections internationales obligatoires de ses programmes nucléaires.

Outre Ban Ki-Moon et les nombreux leaders mondiaux, dont le Président ukrainien, qui a témoigné de l'accident survenu à Tchernoby en avril 1986, l'Assemblée a entendu un message de soutien envoyé par le Directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) depuis Vienne, où se tient actuellement la Conférence générale de l'Agence.

Dans ce message, Yukiya Amano revient sur les retombées de l'accident de Fukushima Daiichi au Japon. Il souligne que la confiance publique dans la sûreté nucléaire a été profondément ébranlée partout dans le monde. Il estime que la confiance peut être rétablie avec le temps, mais uniquement si les gouvernements, les régulateurs, les opérateurs des centrales et l'AIEA travaillent ensemble pour renforcer la sûreté nucléaire partout et s'ils font preuve d'une grande transparence.

Le chef de l'AIEA a rappelé qu'un plan d'action a été adopté suite à la Conférence ministérielle de l'AIEA qui a eu lieu à Vienne en juin. « Les éléments clés du plan d'action incluent un accord entre tous les États Membres ayant un programme nucléaire pour entreprendre rapidement une évaluation nationale de la conception des centrales nucléaires afin de mesurer leurs résistance à des phénomènes naturels extrêmes sur la base des leçons de la centrale de Fukushima Daiichi et de prendre des mesures correctives si nécessaire, » a-t-il expliqué.

(Extrait sonore : Nicolas Sarkozy, Président de la France)

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13/12/2017
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