ONU: le Conseil des droits de l'Homme pour la levée de la suspension de la Libye

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La salle du Conseil des droits de l'homme à Genève (UN-Photo/Jean-Marc Ferré)

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a demandé ce jeudi à Genève dans une résolution le retour de la Libye dans ses rangs après la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Le texte proposé par le Groupe arabe avec l'appui de l'Organisation de la conférence islamique et du Groupe africain demande à l'Assemblée générale de l'ONU de lever la suspension prononcée contre la Libye. La résolution salue la volonté de la Libye de coopérer avec tous les mécanismes des droits de l'homme des Nations Unies. Il demande la levée de la suspension de la participation de ce pays au sein du Conseil.

La résolution note avec satisfaction que la Libye s'est engagée à s'acquitter des obligations qui lui incombent en vertu du droit international relatif aux droits de l'homme, à promouvoir et protéger les droits de l'homme, la démocratie et l'état de droit et à coopérer avec les mécanismes internationaux des droits de l'homme compétents.

La résolution félicite également la Libye pour son engagement à coopérer avec la Commission internationale d'enquête créée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU pour enquêter sur les allégations de violations commises dans le pays depuis le début du soulèvement populaire contre le régime de Kadhafi.

Même si la résolution a été adoptée par consensus, l'Equateur et Cuba ont rappelé que le peuple libyen a le droit de choisir librement son avenir, sans intervention extérieure, ni ingérence, ni bombardements.

De leur côté les Maldives notent que même si la situation libyenne restait précaire, elle a changé néanmoins de manière radicale par rapport a ce qui prévalait sous le régime Kadhafi. L'Italie a dit s'attendre à ce que les nouvelles autorités libyennes respectent les engagements pris par Tripoli devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. En février, le Conseil s'était prononcé pour la suspension de la Libye de ses rangs, ce que l'Assemblée générale avait accepté le 1er mars. Cette suspension était doublement historique. Car pour la première fois de son histoire, le Conseil se prononçait sur la situation d'un de ses membres dont il réclamait pour la première fois la suspension. La Libye est un des 47 membres du Conseil depuis mai 2010.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève)

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23/10/2017
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