ONU : bilan positif de la diplomatie préventive onusienne

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Lynn Pascoe

La diplomatie préventive onusienne a fait ses preuves. C'est ce qu'a confirmé aujourd'hui Lynn Pascoe, le Chef des affaires politiques de l'ONU, lors d'une conférence de presse à l'occasion du premier rapport du Secrétaire général dans ce domaine.

Le Soudan du Sud, la crise politique en Guinée, celle en Sierra Leone, la question kurde en Iraq, ou encore la crise post électorale au Kenya sont autant d'exemples réussis. La diplomatie préventive devrait donc être renforcée.

Elle sert non seulement à désamorcer la violence et donc à sauver des vies, mais elle est aussi intéressante sur le plan économique, car une guerre civile ça coute cher, à savoir environ 30 ans de PNB du pays concerné.

Le rapport identifie les principaux facteurs qui contribuent au succès de la diplomatie préventive –alerte précoce, flexibilité, partenariats, et recours—et formule des recommandations sur les 5 ans prochaines années.

Bien que l'idée de diplomatie préventive soit apparue il y a plus d'un demi-siècle, la communauté internationale exige vraiment son application depuis dix ans. Dès sa prise de fonctions, Ban Ki-moon a lancé une réforme en ce sens qui semble avoir porté ses fruits. Reste à savoir maintenant si les Etats Membres accepteront, le 22 septembre prochain, lors de la discussion de haut niveau sur la question, les recommandations de renforcer les moyens de la diplomatie préventive.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

Classé sous Actualités du Siège, L'info.
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11/12/2017
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