Mexique : la liberté d'expression mise à rude épreuve

Écouter /

Photo: UNESCO

Le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a exprimé vendredi son inquiétude concernant les attaques contre les journalistes au Mexique dont plusieurs ont été assassinés.

Cette flambée de la violence illustre l'insécurité grandissante, la situation particulièrement difficile et exposée des journalistes et la détérioration de la liberté d'expression dans le pays.

Le dernier assassinat de journaliste en date remonte à vendredi dernier, quand le corps mutilé et décapité de la journaliste María Elizabeth Macía a été retrouvé dans la ville de Nuevo Laredo.

Elle était employée au journal Primera Hora et elle était connue pour ses écrits critiques des groupes violents. Un message rédigé à la main, apparemment par le cartel de drogue Zeta, a été retrouvé à côté de son corps et disait qu'elle avait été tuée en représailles aux articles postés sur internet.

Onze jours plus tôt, le 13 septembre, un couple avait été retrouvé mort, suspendu à un pont à Nuevo Laredo avec un message avertissant du sort réservé à ceux qui s'expriment sur internet.

Pendant le seul mois de septembre, le bureau du HCDH au Mexique a publiquement condamné l'assassinat de trois autres journalistes ainsi que d'autres meurtres atroces. Le 27 septembre, cinq têtes décapitées ont été retrouvées dans un sac contenant aussi d'autres messages de menaces dans la ville d'Acapulco.

Le 20 septembre, deux camions contenant les cadavres de 23 hommes et 12 femmes, qui avaient tous été torturés avant d'être tués, avaient été abandonnés dans une rue très fréquentée de la ville de Veracruz. Le HCDH suit cette affaire et vérifie actuellement des informations selon lesquelles des journalistes auraient été braqués avec des armes à feu à la morgue de Veracruz alors qu'ils enquêtaient sur cette affaire.

(Mise en perspective de Maha Fayek)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
15/12/2017
Loading the player ...