Madagascar : la voie est libre pour la réconciliation

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Le Président Andry Nirina Rajoelina en compagnie du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon (UN-Photo/Paulo Filgueiras)

Après trois ans de crise politique, de sanctions internationales et d'absence auprès de l'Assemblée générale des Nations Unies, le Madagascar a pu retrouver sa place cette année dans le concert des Nations.

Si ce renouvellement a pu avoir lieu, c'est grâce aux efforts de médiation internationaux, notamment de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), et à sa feuille de route pour la sortie de crise qu'a signée tout récemment Andry Rajoelina, Président de la Haute autorité de la transition de la République de Madagascar.

Dans la grande salle de l’Assemblée générale, Andry Rajoelina a justement prononcé un discours axé sur l'importance de la médiation dans le règlement des différends par des moyens pacifiques en prenant la Grande île comme exemple. Selon Andry Rajoelina, Madagascar a pu trouver un issue à sa crise à travers le concept de « Fihavanana », un concept de vie en société qui anime les Malgaches « depuis la nuit des temps » et qu'il résume aux principes de « fraternité, solidarité, respect mutuel, tolérance et sagesse. »

« L'histoire nous enseigne que même après l'usage de la force, toute guerre et tout conflit se termine toujours autour d'une table. Cela démontre clairement que la médiation peut être choisie comme une alternative aux armes,» a-t-il souligné.

Au micro de la Radio des Nations Unies, après son intervention devant l'Assemblée générale de l’ONU, Andry Rajoelina est revenu sur ce qu'il compte faire pour son pays, maintenant que les relations et conditions de travail sont normalisées.

 (Interview: Andry Rajoelina, Président de la Haute autorité de la transition, République de Madagascar ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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11/12/2017
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