Libye: l'ONU veut mettre un terme à l'aide humanitaire d'urgence à la fin novembre

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Panos Moumtzis, Coordonnateur humanitaire de l'ONU pour la Libye

La question des mines et la protection des migrants subsahariens restent l'une des principales préoccupations des humanitaires en Libye. Selon le Coordonnateur humanitaire de l'ONU pour la Libye, la situation humanitaire en Libye a évolué positivement depuis la fin des combats à Tripoli en fin août. Lors d'une conférence de presse lundi 26 septembre à Genève, Panos Moumtzis a également indiqué que l’ONU prévoit de mettre un terme à ses opérations d’aide humanitaire d’urgence en Libye fin novembre.

La planification de l’aide humanitaire « pour le moment est prévue pour les prochaines huit semaines et jusqu’à la fin du mois de novembre », a déclaré le coordonnateur humanitaire en Libye. « Nous espérons qu’à ce moment le pays entre dans une nouvelle phase », a-t-il ajouté. Il a fait valoir que les autorités libyennes auront désormais besoin d’un appui plus « technique » de l’ONU afin de favoriser le “développement et la construction” du pays à travers notamment un processus de “réformes électorales” et du système judiciaire. Panos Moumtzis a expliqué que c’est le Conseil national de transition (CNT) qui avait indiqué à l’ONU qu’il souhaitait et pouvait se charger des questions humanitaires fin novembre. « C’est ce que le Conseil nous a demandé. Ils pensent qu’ils sont prêts à assurer d’ici fin novembre l’achat de médicaments, de nourriture », souligne le responsable onusien.

En attendant, il a toutefois fait part de sa « très grande préoccupation » face aux combats à Bani Walid, à 170 kilomètres au sud-est de Tripoli, et Syrte, un des derniers bastions de l’ex-dirigeant déchu Mouammar Kadhafi. Ces récents affrontements ont provoqué d’importants déplacements de population. Quelque 24.000 personnes ont fui Bani Walid et près de 2.000 ont quitté Syrte, selon l’ONU. L'autre source de préoccupation reste la question des migrants africains accusés d'être des mercenaires. Selon le Coordonateur humanitaire de l'ONU, l'autre problème en plus des mines « concerne la question de la protection des civils, notamment des migrants Africains surtout à Tripoli ». Nous avons vraiment exprimé notre préoccupation au Conseil national de transition afin qu'elle assume la responsabilité de protection de tous les civils et surtout des populations étrangères, notamment subsaharienne », conclut Panos Moumtzis.

(Extrait sonore : Panos Moumtzis, Coordonnateur humanitaire de l'ONU pour la Libye ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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20/10/2017
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