Journée internationale : combattre davantage la piraterie en mer

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A l’occasion de la Journée mondiale de la mer, le Secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI), Efthimios E. Mitropoulos, a attiré l’attention sur les efforts que déploie l’Organisation maritime internationale (OMI) depuis plusieurs années pour combattre la piraterie moderne lors d’une manifestation jeudi 29 septembre au siège de l’organisation à Londres.

A partir du début des années 1980 jusqu’à une date récente, l’OMI a axé sa campagne contre la piraterie sur les points chauds traditionnels que constituaient les détroits de Malacca et de Singapour et la mer de Chine méridionale. Depuis quelques années, le phénomène est apparu dans d’autres zones du monde, plus particulièrement, mais pas uniquement, dans les eaux au large de la côte somalienne, dans le golfe d’Aden, la mer d’Arabie et l’ensemble de l’océan Indien. Ce sont désormais les pétroliers provenant du golfe Persique et du golfe d’Oman qui sont devenus la cible des pirates.

« Dans le cas de la Somalie, le mode opératoire est l’enlèvement et la demande de rançon. La situation évolue en permanence, mais plusieurs centaines de marins sont actuellement gardés en otages à bord de navires détournés et resteront en captivité en moyenne six mois, » a expliqué le Secrétaire général de l’OMI.

Au cours de la seule année 2010, 4.185 marins ont été attaqués par des pirates utilisant des armes à feu, voire des lance-grenades; 1.090 d’entre eux ont été pris en otages et 516 utilisés comme boucliers humains. Il a été signalé que pas moins de 488 marins avaient fait l’objet de violences psychologiques ou physiques graves.

Selon l’OMI, les Nations Unies, les alliances d’États, les gouvernements, les forces militaires, les compagnies maritimes, les exploitants et les équipages des navires, ont tous un rôle essentiel à jouer, pour débarrasser le monde du danger que constituent les actes de piraterie dans cette vaste étendue qu’est l’océan Indien. « Il faut faire davantage; il faut notamment appréhender, traduire en justice et punir tous ceux qui participent à des actes de piraterie, retrouver les sommes versées en rançon et confisquer les produits du crime provenant des navires détournés, a conclu le Secrétaire général de l'OMI, Efthimios E. Mitropoulos.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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16/10/2017
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