Joseph Deiss: une 65ème session de l'Assemblée générale plutôt positive

Écouter /

Joseph Deiss, Président de la soixante-cinquième session de l'Assemblée, fait ses aux revoirs lors d'un point de presse (UN Webcast)

A New York, Joseph Deiss le Président sortant de l'Assemblée générale a donné sa dernière conférence de presse, l'occasion de présenter le bilan de son mandat et de faire ses « aux revoirs » à la presse.

Pour Joseph Deiss, le bilan de son mandat est positif ou du moins encourageant. La 65è session de l'Assemblée générale a su porter beaucoup de fruits, en étant pertinente, sans pour autant susciter de grandes déceptions.

Par souci d'efficacité, le diplomate suisse avait décidé de regrouper le travail de la 65ème session de l'Assemblée en trois grands domaines: d'abord la pauvreté et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD); ensuite l'économie verte et le développement; et enfin, la gouvernance globale.

Selon Joseph Deiss, tous ont connu des progrès. A l'instar des Sommets de haut niveau sur les OMD, et celui sur le sida, de la Conférence d'Istanbul sur les pays les moins avancés (PMA), de la Conférence sur la biodiversité de Nagoya, ou encore de l'adoption de la résolution A/65/94 pour le rapprochement entre le G20 et l'ONU.

Joseph Deiss a insisté sur l'importance de la pertinence. « Là ou nous avons pu être pertinents et montrer que nous avons des principes, je suis fier de l'ONU et de notre travail », a-t-il déclaré.

C'est le cas avec la Conférence de la jeunesse, qui s'est tenue à la fin du mois de juin et qui s'est penchée sur la question d'une meilleure intégration dans la lutte contre la pauvreté et le développement durable, particulièrement pertinente pour lui dans le contexte des soulèvements qui ont marqué le monde arabe et d'autres régions du monde depuis le printemps.

Il en va de même de la décision de l'Assemblée générale de reconnaître Alassane Ouattara Président de la Côte d'Ivoire; de sa décision de suspendre la Libye du Conseil des droits de l'homme ; ou encore d'avoir tenu un débat sur la « responsabilité de protéger » pour en tirer les premières leçons, suite à la décision historique du Conseil de sécurité de prendre partie sur la situation en Libye en y faisant référence.

Sur les questions plus épineuses, telle la reforme du Conseil de sécurité, le diplomate suisse aura su contourner les limites du mandat du Président de l'Assemblée générale. Comme ce mandat ne lui accordait qu'un simple rôle de facilitateur, Joseph Deiss a créé un groupe d'amis, dont la composition s'est élargie peu à peu, pour faire avancer le débat et jeter les bases d'un accord. .

Pour l'universitaire suisse la plus vive émotion ressentie au cours de sa présidence aura été d'accueillir la République du Soudan du Soudan en tant que 193ème Etat Membre de l'ONU. En revanche, sa plus grande déception « est de ne pas pouvoir répondre à tous les espoirs de ceux qui souffrent, en particulier ceux dont la dignité est atteinte ».

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
20/10/2017
Loading the player ...