Conseil des droits de l'homme: l'assurance de la RDC pour des élections « démocratiques et transparentes »

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Luzolo Bambi Lessa, Ministre de la justice et droits humains de la République démocratique du Congo

Les élections présidentielles et législatives de novembre en République démocratique du Congo se dérouleront en toute démocratie et transparence. Telle est l'assurance donnée ce mardi par le Ministre congolais de la Justice et des Droits de l’homme. Prenant la parole lors de la session d’automne du Conseil des droits de l’homme à Genève, Luzolo Bambi Lessa a indiqué que son gouvernement reste conscient des enjeux et tient à rassurer la communauté internationale.

Selon le Ministre congolais, « tout est mis en oeuvre pour que les élections se déroulent en toute démocratie et transparence sous la supervision de la Commission électorale nationale indépendante ».

Douze candidats ont officiellement déposé leur dossier pour la présidentielle, dont le chef de l’Etat Joseph Kabila. « Ce processus est devenu effectif” après le dépôt des candidatures à la magistrature suprême et aux législatives – scrutins à un seul tour prévus le 28 novembre qui s’est terminé dimanche », a relevé le ministre.

S’agissant de la protection des défenseurs des droits de l’homme, il a précisé que l’institutionnalisation de la Commission nationale des droits de l’homme était en cours. Il a indiqué par ailleurs qu’un millier de nouveaux magistrats avaient été nommés depuis juillet, le recrutement de 2000 autres, dont 400 femmes, étant devenu effectif.

Par ailleurs, il a indiqué que son gouvernement « continue à améliorer l’espace d’expansion des libertés fondamentales et renforce l’arsenal protecteur des droits de l’homme”, citant notament la promulgation d’une loi contre la torture en juillet. Il a également indiqué que 1.000 nouveaux magistrats viennent d’être nommés en RDC “afin de renforcer l’occupation judiciaire du territoire national” et a estimé “positive” l’évolution de la lutte contre les violences sexuelles.

La RDC doit prendre part le 15 décembre à la Conférence internationale des pays des grands lacs qui doit notamment traiter des violences sexuelles.

Enfin, le Ministre a rappelé que «la préoccupation de justice transitionnelle avait déjà été intégrée en RDC depuis le 1er juillet 2003», celle-ci ayant été rendue effective dans le système congolais dans le cadre de la réforme du secteur de la justice en 2007. Par ailleurs, la création d’une Cour spécialisée des droits de l’homme est envisagée. «La RDC n’a pas besoin d’une justice de vengeance, elle souhaite une justice de réconciliation de son peuple, longtemps instrumentalisé par les conflits», a conclu le Ministre de la justice et droits humains de la République démocratique du Congo.

(Extrait sonore : Luzolo Bambi Lessa, Ministre de la justice et droits humains de la République démocratique du Congo)

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20/10/2017
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