Conseil de sécurité : les défis d'Haïti restent nombreux

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“Depuis le tragique séisme du 12 janvier 2010, Haïti a fait d'énormes progrès. Pour la première fois dans son histoire, on y a vu une passation pacifique des pouvoirs entre un président démocratiquement élu et un autre issu de l'opposition”. Ainsi s'est exprimé Mariano Fernandez le Représentant Spécial de Ban Ki-moon en Haïti, lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée à Haïti.

Par ailleurs, Ban Ki-moon s'inquiète de ce que la formation du gouvernement marque le pas et de ce que les pouvoirs exécutif et législatif ne s'entendent pas Au moment même où Haïti a un besoin impérieux de direction ferme avec une série convenue de priorités, les antagonismes entre les forces politiques menacent son succès démocratique récent et sa marche vers une stabilité durable. Il incombe donc à tous les acteurs de veiller à inverser cette tendance et à maintenir les progrès prometteurs de ces dernières années. Dans le même temps, il est à constater que le public, la société civile et d'autres acteurs haïtiens réclament de plus en plus un dialogue authentique et un accord politique qui consolideraient un programme concret de progrès dans des domaines clefs dont le budget du pays, ses priorités de relèvement et de développement, ses élections et sa réforme constitutionnelle.

Pour que la MINUSTAH soit la dernière mission de maintien de la paix déployée en Haïti, Ban Ki-moon, son Représentant spécial Mariano Fernandez et de nombreux pays membres permanents du Conseil de sécurité, il faudra que les autorités du pays assument de plus en plus la responsabilité de sa stabilité. Cela suppose une présence plus forte de l'État dans tout le pays : Police nationale, magistrature et administration. Cela implique la progression de l'éducation, des prestations de services essentiels, du logement et de la protection de ceux qui restent déplacés depuis le séisme.

Lors de leurs interventions devant le Conseil de sécurité de nombreux représentants à l'instar de Martin Briens, Représentant permanent Adjoint pour la France ont dressé la liste des défis à relever, d'où la nécessité d'une prolongation du mandat de la MINUSTAH pour la durée d'une année supplémentaire.

(extrait sonore: Martin Briens, Représentant permanent Adjoint pour la France)

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23/10/2017
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