Burundi : Navi Pillay préoccupée par le regain de violence

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Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme

Le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme est vivement préoccupé par le regain de violence au Burundi. Dernier épisode en date de cette nouvelle escalade, la mort d'au moins 36 personnes dimanche dernier dans l’attaque d’un bar de Gatumba, près de Bujumbura. Les services de Navi Pillay font remarquer que même si personne n’a encore revendiqué cette attaque, mais elle a eu lieu dans un contexte particulier.

Une tension marquée, selon le Bureau des droits de l'homme de l'ONU, par une série d’exécutions extrajudiciaires, notamment de militants de l'opposition des Forces nationales de libération du Burundi.

Le Haut Commissariat note que le Gouvernement du Burundi a immédiatement condamné les massacres de Gatumba et a créé une commission d’enquête pour éclaircir les circonstances de cette attaque et a exprimé sa volonté de traduire les présumés coupables devant la justice. « Mais étant donné que d’autres commissions d’enquête mises en place pour examiner d'autres meurtres passés n'ont abouti jusqu’ici à aucune poursuite, le Haut Commissariat demande instamment au gouvernement du Burundi de faire tous les efforts pour que soient déférés devant la justice ceux qui sont responsables de cet acte horrible. Il espère que les responsables de ces crimes vont être traduits rapidement devant les tribunaux et lutter contre toute forme d'impunité.

Depuis plusieurs mois, la résurgence de la violence fait craindre une reprise d’hostilités à plus grande échelle au Burundi.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo, avec un extrait sonore de Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme)

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16/10/2017
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