OIM: des milliers de migrants cherchent à quitter Tripoli

Au moment où les combats entre rebelles et forces pro-Kadhafi s’intensifient en Libye, des milliers de migrants cherchent à quitter Tripoli. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), il y a déjà des milliers d’Egyptiens prêts à être évacués et chaque jour il y de plus en plus de demandes. Des milliers d’Egyptiens se sont enregistrés auprès de leur ambassade à Tripoli et sont prêts à être évacués.

Le porte-parole de l'OIM a ajouté que, sans pouvoir donner la répartition exacte des demandes par nationalités, beaucoup d’autres ressortissants africains voulaient également quitter la capitale de la Libye. Outre les Egyptiens, il y a également des migrants originaires de l'Afrique subsaharienne mais aussi de certains pays asiatiques. « Ils ne peuvent pas sortir par la route vers la Tunisie en raison des combats sur le front de l’Ouest qui excluent cette option, » fait remarquer Jean-Philippe Chauzy.

L’OIM est en train de préparer des plans d’évacuation, probablement par voie maritime, pour permettre un départ de la capitale « dès que possible ». « Mais il y a urgence en raison des combats sur les villes jouxtant la capitale libyenne », avertit le porte-parole de l'OIM.

Des journalistes ont également demandé à être évacués de la capitale, indique l’OIM, sans plus de précision, tout en relevant les « nombreux défis complexes à surmonter sur le plan logistique, politique et sécuritaire ».

Plus de 600.000 migrants ont déjà quitté la Libye depuis le début de la crise. Un bateau affrété par l’OIM doit quitter vendredi Benghazi pour Misrata, lors de la quinzième mission d’évacuation de migrants provenant principalement d’Afrique du nord, indique l’OIM.

Sur le plan humanitaire, l’intensification des combats de ces derniers jours entre rebelles et forces pro-Kadhafi en Libye a entraîné une rapide détérioration de la situation humanitaire dans plusieurs villes du pays, s’est inquiété le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).Il s'agit notamment des villes de Brega, Zawiya, Gharyan, Sabratha et leurs environs et près de Misrata. Le CICR est extrêmement préoccupé par le nombre croissant des victimes et par des informations selon lesquelles des installations sanitaires ne seraient pas respectées par les porteurs d’armes.

(Extrait sonore : Jean-Philippe Chauzy, porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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18/10/2017
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