Kosovo : la paix et la réconciliation demeurent fragiles

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Farid Zarif, Représentant spécial par intérim du Secrétaire général au Kosovo, s'adresse au Conseil de sécurité

A l'avant-veille des pourparlers entre Pristina et Belgrade qui doivent reprendre à Bruxelles ce vendredi, le Conseil de sécurité s'est réuni ce matin à New York pour examiner la situation au Kosovo.

Au-delà du dernier rapport régulier du Secrétaire général, qui couvre la période du 16 avril au 15 juillet et qui établit un bilan plutôt positif de la situation sur le terrain, les quinze se sont penchés sur le regain des tensions survenu fin juillet.

Pour mémoire, le 25 juillet des unités de la police de Pristina avaient tenté de prendre le contrôle de deux postes-frontières dans le Nord, en représailles à l'embargo instauré par la Serbie.

Face à cette impasse, le Représentant spécial par intérim du Secrétaire général au Kosovo, Farid Zarif, a informé les membres du Conseil que, suite à un accord entre les parties, la KFOR était responsable des postes-frontières jusqu'au 15 septembre afin d'atténuer les tensions jusqu'à ce que Pristina et Belgrade reprennent les pourparlers parrainés par l'Union européenne, le 2 septembre.

Farid Zarif a souligné que la paix et la réconciliation au Kosovo restent fragiles. Il a exhorté les parties à poursuivre le dialogue.

S'agissant du sort de plus 1 800 personnes portées disparues suite au conflit au Kosovo, le Représentant spécial par intérim du Secrétaire général au Kosovo a regretté qu'aucun progrès n'ait été constaté.

Il a par ailleurs annoncé que l'équipe spéciale d'enquête sur le traitement inhumain et le trafic des êtres humains de l'EULEX, dont la création fait suite au rapport du Rapporteur spécial du Conseil européen sur la question, devrait commencer ses activités en septembre.

(Extrait sonore : Farid Zarif, Représentant spécial par intérim du Secrétaire général au Kosovo)

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23/10/2017
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