Côte d'Ivoire: les femmes pour une sincère réconciliation entre Ivoiriens

Salimata Porquet, Présidente du Réseau paix et sécurité des femmes en Afrique de l'Ouest

En Côte d'Ivoire, les femmes du « Réseau paix et sécurité des femmes en Afrique de l'Ouest », dans la zone de quinze pays couverts par la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se demandent si la réconciliation en Côte d'Ivoire est vraiment sincère. Selon Salimata Porquet, il importe de remonter jusqu’à l'année 1999, si la Côte d'Ivoire veut une réconciliation profonde.

Salimata Porquet est une ancienne députée maire qui œuvre aujourd’hui avec le concours de l’ONU pour le développement de l’entreprenariat féminin. Diplômée en psychologie enfantine, elle a d’abord monté un restaurant, Chez Tante Sally, avant de créer sa propre entreprise d’emballage, la Safem, qui ravitaille plusieurs pays de la sous-région. Son ambition: servir la cause des femmes sans misérabilisme. «Regardez les programmes de développement: on ne s’occupe des femmes que quand on parle de pauvreté et de sida», s’indigne-t-elle. Sa Fédération des femmes entrepreneurs de Côte d’Ivoire, qui forme et informe les femmes, en regroupe plus de 10 000. Micro-financement, lobbying, Salimata Porquet se bat sur plusieurs fronts. Le plus ambitieux est sans nul doute celui constitué par l’Alliance internationale des femmes entrepreneurs, qui vise à créer un réseau mondial d’influence et d’échanges.

(Extrait sonore : Salimata Porquet du « Réseau paix et sécurité des femmes en Afrique de l'Ouest »; propos recueillis par nos confrères d'ONUCI-FM)

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16/10/2017
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