CITES : protéger les éléphants d'Afrique

Un éléphant protégé, dans le Parc national de Mikumi en République-Unie de Tanzanie (UN-Photo)

La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) a entamé, lundi 15 août à Genève, les travaux de la soixante et unième session du Comité permanent. Cette conférence porte une attention particulière sur le Contrôle du commerce des spécimens d'éléphants et la lutte contre la fraude de l'ivoire, notamment d'Afrique.

Cette 61e session sera également l'occasion pour les représentants des Gouvernements et de la société civile de se pencher sur l'E-commerce de spécimens d'espèces CITES, l'acajou des Antilles ou le sort des grands félins d'Asie. Selon Juan Carlos Vasquez, porte-parole du Secrétariat de la Convention, cette session sera l'occasion de lancer le Fonds d'affectation spéciale pour l'éléphant d'Afrique. En 2010, le Gouvernement fédéral d'Allemagne avait commandé un projet de recherche sur la détermination de l'âge et de l'origine géographique de l'ivoire de l'éléphant d'Afrique.

Le Secrétariat rappelle que de très grandes quantités d'ivoire voyageant en contrebande continuent d'être interceptées régulièrement dans le monde entier. Les pertes pour les criminels responsables doivent être considérables et pourtant cela ne semble pas les dissuader. Il semblerait aussi que le commerce intérieur non réglementé de l'ivoire continue de mériter une attention accrue, tout particulièrement dans certaines régions d'Afrique centrale et de l'Ouest : en témoigne la facilité apparente avec laquelle certaines personnes peuvent, par exemple, acquérir des articles en ivoire travaillé. Le Secrétariat souligne qu'à quelques rares exceptions près, c'est en Europe et en Asie qu'ont lieu la plupart des saisies d'ivoire sortant illégalement du continent africain. Il semble qu'il y ait tout loisir de renforcer les mesures de contrôle, aussi bien du fret que des passagers, dans les principaux ports maritimes et aériens d'Afrique. L'Afrique a relativement peu d'aéroports pivots pour des compagnies aériennes internationales et tout renforcement des contrôles des exportations et du transit dans ces lieux serait sans doute payant. La facilité avec laquelle certains passagers peuvent transporter des quantités importantes d'ivoire continue d'être préoccupante. Ainsi, lors d'une saisie récente, un passager avait réussi à enregistrer ses bagages qui contenaient plus de 90 kg d'ivoire sur un vol au départ d'Afrique centrale. Heureusement, il a été intercepté lors d'un transit en Afrique de l'Est.

(Extrait sonore : Juan Carlos Vasquez, porte-parole du Secrétariat de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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23/10/2017
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