Voix de femmes : le combat de Beate Andrees contre le travail forcé

Plus de 12 millions de personnes sont victimes du travail forcé dans le monde. Les deux continents les plus concernés sont l'Asie et l'Afrique. Mais le fléau n'épargne pratiquement aucun pays, le phénomène semblant être exacerbé par crise économique et financière.

L'Organisation internationale du travail (OIT) s'efforce de combattre cette pratique et ses causes. Il existe différentes formes de travail forcé parmi lesquelles la servitude pour dette, la traite des êtres humains et d'autres formes d'esclavage moderne. Les plus vulnérables en sont les victimes: femmes et filles contraintes à la prostitution, ou migrants pris au piège de la servitude pour dette.

Le Bureau international du travail (BIT) s'est attaqué au travail forcé et à ses causes depuis sa création. Elle a notamment adopté en 1930 une convention. Depuis lors, elle a intensifié son action en se dotant d'un Programme d'action spécial. Le Bureau estime que la volonté politique peut venir à bout du travail forcé. Aussi, encourage-t-il la formation d'une Alliance globale afin d'atteindre cet objectif, rassemblant des organisations partenaires mettant leurs efforts en commun afin d'éradiquer le travail forcé d'ici 2015.

(Interview : Beate Andrees, chargée du Programme d'action spécial contre le travail forcé au BIT; propos recueillis par Jérôme Longué)

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18/12/2017
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