Inondations Pakistan : un an après les besoins restent énormes, note l'OIM

Une grande partie du Pakistan a été affectée par les inondations

Il y a un an le Pakistan était touché par des inondations catastrophiques qui ont ravagé près d'un cinquième du pays et affecté 20 millions d'habitants. De nombreuses agences humanitaires de l'ONU ont été mobilisées. Mais elles ne sont pas les seules. Ainsi, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a assisté plus de dix millions de Pakistanais. Un an après, l'OIM insiste sur l'énormité des besoins à satisfaire et lance un appel de 3,6 millions de dollars en faveur des familles les plus vulnérables.

Au cours des douze derniers mois, l’OIM a distribué des abris d’urgence à 2,7 millions de personnes et fourni un soutien logistique pour le gouvernement et les organismes d’aide, grâce à 39 rotations aériennes et la mobilisation d'un millier de camions. L'OIM a également offert des soins de santé à plus de 120 000 personnes.

“Cela a été une des plus grandes catastrophes jamais observée et nos équipes ont réalisé un énorme travail”, explique le chef de mission de l'OIM au Pakistan, Hassan Abdel Moneim Mostafa..

L’OIM cible actuellement 37 000 ménages (quelque 259 000 personnes) pour les aider à construire des maisons d'une seule pièce, résistant à des inondations dans les provinces du Khyber, du Sind et le Punjab.

L’OIM participe également à la restauration des infrastructures communautaires clés endommagées par les inondations. Elle contribue à rétablir les moyens de subsistance grâce à un programme de petites subventions, visant spécifiquement les femmes et les petites entreprises.

Pendant ce temps le personnel médical de l’OIM continue à fournir des services de santé primaires, des services d’aiguillage et d’information à environ 10 000 patients par mois dans les zones les plus touchées par les inondations.

En outre, l’OIM, en partenariat avec le gouvernement, contribue à mieux préparer les populations en cas de catastrophe, notamment en soutenant la création d’un système d’alerte précoce, en procédant au pré-positionnement d'abris et d'articles de secours non alimentaires, en élaborant un processus de planification d’urgence pour le logement, et en renforçant la coordination et la gestion des camps.

(Extrait sonore : Jean-Philippe Chauzy, porte-parole de l'OIM)

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16/10/2017
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