Esclavage: vers l'élaboration d'un mémorial permanent

Menottes et chaines de cou utilisés pour la traite des esclaves. Photo : Luiz Rampelotto, Europa Newswire

Le devoir de mémoire et la nécessité grandissante ressentie par les Africains et les descendants d'esclaves de commémorer la tragédie de l'esclavage transatlantique ont poussé à la mise en place d'une compétition entre artistes en vue d'ériger un mémorial permanent.

Lors d'une cérémonie organisée ce jeudi au Siège des Nations Unies à New York, les représentants de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), l'Office des Nations Unies chargé des partenariats, et le Comité pour un mémorial permanent sur l'esclavage et le commerce transatlantique des esclaves ont signé un Accord tripartite en vue de la construction de ce mémorial.

Depuis plusieurs années, les Nations Unies commémorent le 25 mars la Journée internationale, conformément à une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies, adoptée en décembre 2007. L'ONU a proclamé qu’à partir de 2008, le 25 mars serait chaque année la Journée internationale de célébration du bicentenaire de l’abolition de la traite transatlantique des esclaves. On ne sait pas grand-chose des 400 années qu’a duré la traite transatlantique des esclaves et de ses conséquences à long terme dans le monde, ni des contributions des esclaves à l’édification des sociétés qui les ont réduits en esclavage. Ce manque de connaissance a eu pour effet de marginaliser les peuples d’origine africaine en Europe, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud.

L’objectif de cette Journée est d’honorer la mémoire de ceux qui ont perdu la vie à cause de l’esclavage et de ceux qui ont subi les horreurs de la traversée du milieu et ont lutté pour obtenir leur liberté. C’est également une journée consacrée à l’examen des causes, des conséquences, et des enseignements de la traite transatlantique des esclaves en vue de sensibiliser le public aux dangers du racisme et des préjugés.

(Interview : Blaise Jacques Nkené, Directeur des arts des spectacles et des entreprises culturelles au Ministère de la culture du Cameroun; propos recueillis par Cristina Silveiro)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
20/10/2017
Loading the player ...