Assemblée générale : la quête du bonheur

« Le bonheur: vers une approche globale du développement » est le titre d'une résolution que l'Assemblée générale a adoptée aujourd'hui, sans vote, pour se féliciter de l'offre du Bhoutan, défenseur du « Bonheur national brut (BNB) », d'organiser, à sa prochaine session, une table ronde sur cette autre approche de la croissance économique.

Elle invite les États à élaborer de nouvelles mesures qui tiennent mieux compte de l'importance de la recherche du bonheur et du bien-être pour orienter leurs politiques de développement.

Coauteur de la résolution, le Bhoutan a adopté en 1972, l'indice du « Bonheur national brut (BNB) », une définition du niveau de vie qu'il croit plus holistique que le Produit national brut (PNB). L'indice repose sur les quatre principes fondamentaux auxquels le Bhoutan attache une part égale à savoir la croissance et le développement économiques; la conservation et la promotion de la culture; la sauvegarde de l'environnement et l'utilisation durable des ressources; et la bonne gouvernance responsable.

Quatre conférences internationales se sont déjà tenues sur le BNB entre 2004 et 2008, au Bhoutan, en Nouvelle-Écosse, en Thaïlande et une nouvelle fois, au Bhoutan. La résolution adoptée aujourd'hui invite d'ailleurs les États, qui ont élaboré de nouveaux indicateurs ou adopté d'autres initiatives, à en faire part au Secrétaire général afin de contribuer aux activités de l'ONU dans le domaine du développement.

L'Assemblée a par ailleurs adopté une série de résolutions portant notamment sur le multilinguisme aux Nations Unies. Dans ce texte, elle insiste sur l'importance primordiale que revêt la parité des six langues officielles de l'ONU.

L'Assemblée « prie de nouveau le Secrétaire général de veiller à ce que le Département de l'information (DPI) soit doté du personnel dont il a besoin pour mener ses activités dans toutes les langues officielles ». L'Assemblée invite, en outre, le Secrétaire général à veiller à ce que les fonctionnaires des Nations Unies satisfassent à l'obligation de pouvoir utiliser l'une ou l'autre des langues de travail du Secrétariat, à savoir l'anglais ou le français.

Coauteur de la résolution, le représentant du Sénégal a souligné qu'un traitement équitable des langues officielles des Nations Unies était indispensable pour permettre à chaque État d'exprimer, de promouvoir et de défendre ses positions dans la langue de son choix. Il a également jugé important que le recrutement aux Nations Unies reflète la diversité multilingue de l'Organisation et a qualifié les centres d'information de l'ONU de « relais vitaux » devant disposer d'un personnel « vraiment multilingue ».

(Extrait sonore : Lhatu Wangchuk, Représentant permanent du Bouthan auprès des Nations Unies)

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23/10/2017
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