Trafic des jeunes femmes : Célhia de Lavarène dit STOP

stop le traffic sexuel

Actuellement dans le monde, 80% de femmes au nombre desquelles 10% de mineures, sont victimes "l'esclavage des temps modernes." Achetées, vendues, privées de leurs droits les plus élémentaires, privées de liberté, elles sont forcées de servir d'esclaves sexuelles à des hommes sans scrupules.

STOP est une organisation humanitaire internationale dont la vocation est de porter secours à ces jeunes femmes et de contribuer à leur réinsertion. STOP aide les victimes afin qu’elles ne retombent aux mains des trafiquants, dès leur retour dans leur pays d’origine. L'organisation recueille des informations sur les trafiquants, et les transmettre aux autorités locales et nationales, afin qu’elles libèrent les victimes et arrêtent les trafiquants. STOP procure aux victimes une aide psychologique et médicale dès leur libération, et les aide à se réintégrer dans leur pays d’origine en leur offrant une formation professionnelle –cours d’anglais, apprentissage de l’informatique etc.

L'équipe de STOP se compose essentiellement d’officiers de police internationaux, en disponibilité de leurs forces de police. La plupart de ces hommes et femmes sont des experts dans la lutte contre le trafic des êtres humains, dans leur pays d’origine, et au sein des opérations de maintien de la paix de l'ONU, dans les Balkans et en Afrique de l’ouest. Nuit après nuit, ils ont vu la souffrance des victimes. C'est ce qui les a poussés à se consacrer à la lutte contre le trafic des êtres humains, et à vouloir aider les victimes.

STOP a été fondé par Célhia de Lavarène, journaliste, ancienne correspondante de RFI aux Nations Unies. En 2001, elle a conçu et dirigé le Special Trafficking Operations Program (STOP) en Bosnie-Herzégovine. Ce fut la première mission de ce genre sous l'égide de l'ONU. Pendant 2 ans, Célhia a dirigé 205 officiers de police, 55 policiers internationaux, 150 policiers locaux, repartis sur tout le territoire bosniaque. Ses équipes ont effectué des raids dans des centaines d'établissements et fait fermer la plupart d'entre eux. Sur les 265 jeunes femmes sauvées, 10 % d'entre elles étaient des mineures. En 2004-2005, Célhia a créé et dirigé un programme similaire au Libéria, connu sous le nom de Trafficking In Person Unit (TPU).

(Extrait sonore : Célhia de Lavarène, fondatrice de STOP ; propos recueillis par Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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20/10/2017
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