Syrie : le HCR trouve des zones désertées dans le nord-ouest

des réfugiés syriens attendent à la frontière avec la Turquie

Des représentants du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ont fait partie d'une mission qui a visité lundi 20 juin la localité syrienne de Djisr al Choghour, située près de la frontière avec la Turquie. 150 personnes parmi lesquelles des diplomates, des journalistes ainsi que des fonctionnaires des agences du système des Nations Unies ont été associés à cette visite organisée par le gouvernement syrien.

Des membres du personnel du HCR ont rapporté que les villages étaient de plus en plus déserts depuis une distance d’environ 40 kilomètres de Djisr al Choghour. Il n’y avait aucun signe prouvant que les habitants étaient partis travailler dans les champs. « La ville de Djisr al Choghour est presque déserte, la plupart des magasins étaient fermés» ont-ils confirmés.

Selon le HCR, la mission avait pour objectif « de montrer la scène du conflit et non les besoins humanitaires ». Aucune population déplacée n’a été rencontrée, mais le fait que Djisr al Choghour et les villages environnants soient vides est la preuve d’un déplacement de population significatif, a estimé l’agence onusienne.

Le HCR a rencontré brièvement du personnel du Croissant-Rouge arabe syrien qui a fait état de pénuries de vivres et de médicaments dans la zone. A part cette discussion brève, la mission n’a pu mener d’autres évaluations de la situation humanitaire, précise le HCR.

Depuis le 7 juin dernier, entre 500 et 1.000 personnes traversent chaque jour la frontière depuis la Syrie vers la Turquie. Le HCR dénombre plus de 10.000 réfugiés syriens hébergés par les autorités turques dans quatre camps situés le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie. Le HCR loue les efforts menés par les autorités turques et le Croissant-Rouge turc pour fournir une protection et un abri ainsi que répondre aux besoins des réfugiés syriens.

Mais l'agence onusienne est préoccupée par le fait qu’un grand nombre d’arrivants sont profondément traumatisés, et que de nombreux groupes de personnes vulnérables ont besoin d’aide, en particulier les femmes seules avec leurs enfants, qui représentent 50% de la population. Des réfugiés syriens ont pu discuter avec l’équipe du HCR. Nombres d’entre eux ont perdu des membres de leur famille, tués ou portés disparus.

(Extrait sonore : Andrej Mahecic, porte-parole du HCR ; propos recueillis par Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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23/10/2017
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