L'incroyable parcours de Jeanne Gapiya

« Je m'appelle Jeanne Gapiya Niyonzima, je suis du Burundi. Je vis avec le VIH/sida depuis maintenant 25 ans. Ma vie a été profondément marquée par le sida. Mariée une première fois en 1986, mon mari a été emporté par le sida en 1989. En 1990, le sida m'a pris une de mes sœurs. Et comme si ce n'était pas assez le même sida m'a enlevé mon unique frère en 1992 ».

Ainsi s'exprime cette femme courage, militante de premier plan contre le VIH-Sida. Jeanne Gapiya  a également perdu son fils à l'âge de 18 mois et elle ne cesse -depuis- de raconter son histoire personnelle, non pour émouvoir ou susciter la pitié, mais pour  montrer que la question du sida chez l'enfant a été confinée à l'arrière plan pendant de longues années.

Son fils est décédé à une époque où les traitements n'existaient pas encore. Mais d’inombrables enfants sont morts et meurent encore chaque jour faute d’accès aux traitements antirétroviraux. Pour cette raison, Jeanne Gapiya fait le  plaidoyer pour l'accès de tous aux soins.

Au micro de Cristina Silveiro, elle revient sur sa rage de vivre et sont combat qui lui ont permis de rester vivante et de profiter des progrès scientifiques, surtout en ce qui concerne les traitements antirétroviraux. « Je suis pour cela reconnaissante à la science et je considère que, malgré tout, j'ai de la chance d'être encore vivante aujourd'hui », a -t- elle déclarée.

(Interview : Jeanne Gapiya Niyonzima, Presidente pour l'Association nationale du soutient des séropositifs et malades atteints du SIDA du Burundi)

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23/10/2017
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