Libye : le rapport accablant de la Commission d'enquête de l'ONU

Chérif Bassiouni, Président de la Commission internationale indépendante d’enquête pour enquêter sur toutes les violations présumées du droit international des droits de l’homme commises en Jamahiriya arabe libyenne

Le Conseil des droits de l’homme a examiné jeudi 9 juin 2011le rapport de la Commission d'enquête sur toutes les violations présumées du droit international des droits de l’homme commises en Libye.

Chérif Bassiouni, Président de la Commission d’enquête, a déclaré qu’elle avait pu établir que les événements avaient débuté par des manifestations pacifiques en faveur de réformes démocratiques, qui ont été rapidement en butte à une réaction violente du Gouvernement et de ses partisans.

Si le nombre de victimes est difficile à établir, les estimations sont très élevées, a estimé Cherif Bassiouni. Des actes constitutifs d’homicide, d’emprisonnements illégaux ainsi que d’autres formes de violations graves des règles fondamentales du droit international telles que la torture, la persécution, la disparition forcée, ont été commis de manière généralisée et systématique contre la population civile, par le régime de Mouammar Kadhafi, a-t-il poursuivi.

 « De tels actes tombent sous le coup d’imputations de «crimes contre l’humanité», tels que définis par l’article 7 de la Cour pénale internationale et du droit international. », a-t-il précisé.

Dans son rapport, la commission d’enquête condamne également des “crimes de guerre” commis par l’opposition, même si ceux-ci sont moins nombreux, selon elle, que ceux des forces fidèles à Tripoli.

(Extrait sonore: Chérif Bassiouni, Président de la Commission d’enquête sur la Libye ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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18/10/2017
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