Côte d'Ivoire : la FIDH veut faire la lumière sur les exactions postélectorales

Une mission de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) a séjourné récemment en Côte d'Ivoire.

Au cours de cette mission les responsables du FIDH, conduits par leur présidente Souhayrh Belhassen ont rencontré tour à tour les autorités ivoiriennes et les acteurs des droits de l'homme afin de mieux s'enquérir de la situation des droits de l'homme.

Les “exactions” se poursuivent en Côte d`Ivoire, a souligné mardi 7 juin la Fédération internationale des droits de l`Homme(FIDH), demandant que la justice n”exonère personne après une sanglante crise postélectorale.

“Il y a encore aujourd`hui en Côte d`Ivoire beaucoup d’exactions aux droits humains”, a déclaré la présidente de la FIDH, Souhayir Belhassen, lors d`une conférence de presse à Abidjan, après un séjour au cours duquel elle a notamment rencontré le nouveau président Alassane Ouattara.

 ”Il y a des Ivoiriens qui ont peur… Surtout quand ils ont subi des exactions, ils ont peur de se rendre dans les commissariats, qui souvent n`existent pas, ont été brûlés ou détruits”, a-t-elle poursuivi, tout en reconnaissant que les autorités cherchent des solutions pour sortir de ce cycle infernal.

Souhayrh Belhassen estime qu’, il faut “engager des actions judiciaires contre tous les auteurs et responsables des graves violations des droits de l`Homme”, tant dans le camp du président déchu Laurent Gbagbo, que dans celui d’Alassane Ouattara. La présidente de la FIDH a par ailleurs regretté le “flou” juridique concernant le sort des responsables du régime déchu. Il faut “qu`ils soient formellement inculpés ou libérés”, a-t-elle ajoutée.

(Extrait sonore : Souhayrh Belhassen, Présidente de la FIDH ; propos recueillis par René Kapita d'ONUCI-FM)

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20/10/2017
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