Consultations ONU/UA sur la Libye

conseil de sécurité

Trois mois après le début de l’engagement international en Libye, l’Otan craint le statu quo sur le terrain. Mais l'Union africaine qui a multiplié les interventions ne baisse pas le bras et prône une solution pacifique qui favorise le dialogue entre les parties. C'est ce qui ressort de l'intervention d'Hamady Ould Hamady, ministre mauritanien des affaires étrangères, qui s'exprimait au Conseil de sécurité au nom du Haut comité ad hoc de l'union africaine pour la Libye.

Une réunion de consultation a regroupé aujourd'hui à New York des membres du Conseil de sécurité de l'ONU et de l'Union africaine (UA) pour discuter du conflit en Libye.

Au cours de cette rencontre, les membres du Conseil de sécurité de l'ONU et des ministres des Affaires étrangères des pays membres du haut comité ad-hoc de l'UA pour la Libye, tentent de trouver une solution politique au conflit qui se déroule dans ce pays.

L'UA espère, pour sa part, la mise en œuvre de sa feuille de route qu'elle considère comme «incontournable». Sur le terrain les rebelles auraient essuyé, selon certaines sources, leurs plus grandes pertes depuis plusieurs semaines dans la zone de Brega. Le régime Khadafi semble loin d'être affaibli et est décidé à résister. Dimanche dernier, Kadhafi, avait de nouveau affirmé qu'il ne cèdera pas d'un pouce, malgré les défections et la multiplication des appels internationaux pour son départ.

L'OTAN continue de bombarder des positions des forces de Kadhafi mais a, de beaucoup, allégé ses raids. Hier, un haut responsable militaire de l'Alliance a déclaré que les forces de l'OTAN «disposent pour le moment de moyens suffisants, mais la situation pourrait devenir critique si les opérations se prolongeaient».

(Extrait sonore : Hamady Ould Hamady, ministre mauritanien des affaires étrangères)

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19/10/2017
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